Magazine d'information rennais

mardi 26 février 2008

Les lignes politiques ne bougent pas, elles s’emmêlent...

De nombreux observateurs se gargarisent des lignes politiques qui bougent. A bien y regarder les clivages fondamentaux demeurent tandis que leur perception s’amenuise au bénéfice des carrières de certains. Brouillage des repères et quête de repaires.

Certes, les élections locales sont toujours propices aux chassés-croisés et aux tactiques individuelles les plus sinueuses. Mais ces derniers prennent cette fois-ci une ampleur nouvelle et relèvent pour une part de stratégies collectives. Au détriment des enjeux démocratiques et des plus faibles qui risquent une fois encore d’être abusés.

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Un entretien (presque) imaginaire avec Loïck Le Brun

En ce samedi ensoleillé de février, le Clébard se promène dans quelque pub anglais de Rennes. Des écrans diffusent un match du tournoi des six nations de rugby. Accoudé au comptoir, Loick Le Brun observe la rencontre d'un oeil désabusé, sirotant sa pinte de stout sans conviction. Le Clebs l'aborde en lui donnant une tape amicale mais virile sur l'épaule.

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samedi 22 décembre 2007

N°18 Merde in Fac… Ca bouge en Sarkozie

Le président de l’Université de Rennes II, Marc Gontard, sans aucun doute mécontent de ne pouvoir dès à présent profiter de l’autonomie promise par la loi LRU (Liberté et Responsabilité des universités) dite loi Pécresse, a subtilement stigmatisé les étudiants bloqueurs en les qualifiant de Khmers rouges. Les médias eux n’ont cessé de relever combien les grévistes leur voulaient du mal. D’ailleurs les grévistes qui sévissaient dans les transports en commun ces derniers temps sont devenus des preneurs d’otages d’usagers – ces derniers répétant d’ailleurs leur agacement à être « pris en otage ». Le message est désormais clair : Soyez mécontents, s’il vous en dit, mais faites le savoir uniquement dans les limites d’une concertation autour d’une table, entourée de caméras et de micros, avec des grands sourires courtisans et des responsables politiques ou syndicaux heureux d’être parvenus à un accord qu’ils sont les seuls à percevoir. Mais n’allez surtout pas empêcher le bon fonctionnement des institutions et du train-train quotidien sous peine d’être décréter antisocial. Ou comment le gréviste est devenu, au choix, un privilégié ou un terroriste minoritaire.

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L’angoisse du journaliste au moment de l’AG étudiante

Ils en auront bavé nos journalistes, ils se seront fait malmener nos localiers, ils auront eu peur nos faits-diveristes. Le mouvement étudiant n’a pas été tendre avec les plumitifs en les tenants à l’écart des Assemblées Générales et les empêchant de faire leur taf. Entrave au droit de l’information ou prise de conscience de l’instrumentalisation de l’information ?

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Un entretien (presque) imaginaire du Clébard avec Marc Gontard président de l’université Rennes 2

Rampant entre les quolibets des jeunes enragés et les regards courroucés des antiblocages en chômage technique, le Clébard s’est traîné jusqu’à la cafeteria dévastée du bâtiment EREVE sur le campus de Villejean. Là, un brave homme - un peu éméché, soyons francs - qui ressemblait étrangement à Marc Gontard, président de l’université, lui a confié ses angoisses face à la chienlit qui touche sa fac.

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L’AMAP, la consommation est soluble dans la solidarité

Cette histoire prend racine dans le Japon des années 60. L’agriculture est si intensive que des mères s’inquiètent pour la santé de leur famille. Elles se regroupent alors et passent un contrat avec un agriculteur : elles achètent toute sa production à l'avance, l'agriculteur s'engageant à ne pas utiliser de produits chimiques. Les premiers "Teikei" sont nés. L'initiative s'est propagée en Suisse avec les Food guilds, puis aux USA avec les Community Supported Agriculture. C’est après avoir découvert ceux-ci lors d’un voyage aux Etats-Unis que des agriculteurs varois créèrent la première AMAP, en avril 2001, avec des membres d'ATTAC Aubagne. Leur exploitation est toujours en activité aujourd’hui, contrairement à 15 000 (souvent de petite taille) d’entre celles qui existaient alors dans la région.

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Fannytastic, une et/ou multiple !

Le nouvel album de Fannytastic est l’agréable surprise de cette fin d’année. D’abord parce que la chanteuse rennaise renouvelle avec brio une chanson française qui s’endormait quelque peu sur ses lauriers. Et puis, surtout parce que ses paroles, sa musique et particulièrement sa voix - alternant le grave et l’aigu avec une maîtrise étonnante -, paraissent bien être la marque d’une artiste qui devrait bientôt accéder à une reconnaissance nationale. Si ce n’est déjà fait. 

Comment es-tu venue à la musique ? Quelle a été ta première expérience du public ?

J’ai toujours aimé chanter. Petite, je chantais Madonna pour mes copines. Mais c’est lorsque je suis venue étudier à Rennes que le déclic a eu lieu.

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Le Prix du livre courtisan 2007 a été attribué à « La Gauche Bécassine » de Laurent JOFFRIN

Le  jeudi 22 novembre lors d’une soirée organisée au bar-librairie La Cour des Miracles (18 rue de Penhoët à Rennes), le Prix du livre courtisan 2007 a été attribué à « La Gauche Bécassine » de Laurent JOFFRIN. 

Ce nouveau prix littéraire récompense l’œuvre la plus complaisante à l’égard des puissants de ce monde. Les livres chantant les louanges des puissants ou défendant les intérêts économiques et politiques de ces derniers pullulent au point de former un genre littéraire. Le prix du livre courtisan a pour vocation de récompenser ceux qui savent le mieux faire reluire les chaussures des puissants.

Etaient nominés pour l’attribution du prix du livre courtisan 2007 :

 

Catherine NAY « Un pouvoir nommé désir »

Claude ALLEGRE « Ma vérité sur la planète »

Laurent JOFFRIN « La gauche bécassine »

Bernard-Henri LEVY « Ce grand cadavre à la renverse »

Eric BRUNET « Etre riche, un tabou français »

 

Organisateurs : La Section rennaise de l’internationale sardonique et Le Clébard à sa mémère

 

samedi 13 octobre 2007

N°17 Sans-papiers : la chasse est ouverte

Les contrôles d'identité s'intensifient et les centres de rétention fleurissent un peu partout.  Quand bien même un chiffre annuel de 25 000 expulsions a été fixé comme objectif par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux, son ami de 30 ans et récemment ministre de l'identité nationale, les autorités administratives parlent elles pudiquement   « d'aide au retour ». On souhaite faire diminuer les morts sur les routes et tout aussi rationnellement, on veut augmenter les reconduites à la frontière. Sans complexe. Désormais, on évoque le terme de rafles, celles qui poussent les étrangers en situation irrégulière à vivre comme s'ils étaient en cavale. Même les membres des forces de l'ordre se disent choquées par le développement du « délit de faciès ». A Rennes, comme partout en France, la chasse aux sans-papiers est désormais ouverte.

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Centre de Rétention Administratif : On affiche complet

Il n’aura pas fallu deux mois pour que les capacités d’accueil du Centre de Rétention Administratif de Saint-Jacques de la Landes, près de l’aéroport de Rennes, soient dépassées. Et pourtant, la barre des 25 000 expulsions de sans-papiers par an, affichée par Nicolas Sarkozy et diligemment relayée par son ministre à l’Identité Nationale, Brice Hortefeux, n’a même pas été atteinte. Mais le zèle de l’administration française n’est plus à prouver.

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OGM : le droit de ne pas savoir

C’est officiel depuis la fin juin, en Ille-et-Vilaine, deux parcelles de maïs génétiquement modifié ont été semées à Redon et à Hédé. Depuis, collectifs de citoyens opposés aux OGM et agriculteurs en colère de voir leurs champs exposés à une possible contamination ont tenté de connaître l’emplacement exact de ces cultures controversées. Peine perdue. En France, la législation sur les OGM est peu fertile mais cultive bien le droit de ne pas savoir.

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"Ramener les brebis égarées dans le droit chemin"

Savourant sans fausse honte les vapeurs d’un samedi soir joyeusement festif en lézardant dans les rues, le Clébard s’est retrouvé nez à nez avec un quidam ressemblant fort à  François-Régis Hutin, qui sortait de la messe... En lui passant une patte autour du cou, il a éructé quelques questions pour s’éclaircir l’esprit.

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Les Wriggles se la pètent encore !

Putain 10 ans ! Les Wriggles ont pris de la bouteille, le quintette de vingtenaires s’est transformé en trio de trentenaires. Pour le reste, la formule est inchangée : des musiciens qui se transforment en comédiens sur scène (ou inversement), le tout sur fond de chansons drôles, poétiques, provocatrices, parfois tendres. Profitant de leur passage salle de la Cité au printemps dernier, Le Clébard est allé voir ces gens qui    affirment « faire des chansons plus pour poser des questions que pour donner des réponses ». Ca  promet pour    l’interview !

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jeudi 8 mars 2007

N°15 Rennes : on t'aime (quand même)..

Les temps sont à la nostalgie, et Rennes n’échappe pas au phénomène du « c’était mieux avant ! ». Des années durant, la capitale bretonne trônait en tête des classements – certes fumeux – des villes où il fait bon vivre. Elle était associée à sa vitalité économique, ses étudiants, sa richesse culturelle, sa scène musicale, sa joie de vivre. Depuis quelques années, on évoque davantage les soirées trop arrosées d’une jeunesse qui serait désoeuvrée, les fermetures d’usines, la montée des prix de l’immobilier et sa conséquence, la crise du logement. Rennes ne serait plus Rennes. Le Clébard est attristé par certaines évolutions, mais il ne sombre pas dans une sinistrose teintée de mélancolie. Car non seulement il subsiste des îlots de résistance dans notre ville, mais il s’en crée aussi tout les jours, ou presque. Voici donc un dossier résolument positif, où le Clébard se transforme en guide des lieux et des gens qui font aimer Rennes.

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Olivier Mellano : la guitare éclectique

Ce guitariste rennais s'est taillé une solide réputation à travers des collaborations multiples aux côtés de grands noms de la scène pop-rock française : Yann Tiersen, Dominique A., Miossec, Francoiz Breut, Bed, Laëtitia Shériff, etc… Parallèlement, ce compositeur talentueux poursuit des projets artistiques aussi atypiques que variés.

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Edmond Hervé : un entretien (presque) imaginaire du Clébard

Un soir de conseil municipal, le Clébard traînait aux abords de l’Hôtel de Ville lorsqu’il a vu débouler Edmond Hervé, ou un type qui ressemblait à not’ bon maire, dans un bistrot presque désert. En fin limier, le Clébard a tapé l’incruste, et posé les questions qui lui trottaient dans la tête. Le gars avait réponse à tout.

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Second Life : un autre monde impossible ?

Second Life est un jeu multi joueurs en ligne. Dans ce monde virtuel créé en 2003 par la société Linden Labs basée à San Francisco, nos doubles numériques, les avatars, se déplacent, volent et se téléportent sur un territoire potentiellement infini, la « grid », qui est constitué de multiples territoires payant.

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Correspondants de nuit : le vernis municipal craque

Rien ne va plus entre les 14 Correspondants De Nuit rennais et Optima, l’association qui les emploie. A l’instar de leurs collègues de Nantes, ils sont en débrayage depuis le 22 janvier. « Normalement on commence le service à 19h 30 environ, après une demi-heure de briefing. Là on débraye de 19h à 19h59 » expliquent Hélène et Romain.

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mercredi 27 décembre 2006

N° 14 Véolia à Rennes : plongée en eaux troubles


Le Clébard
jette un pavé dans l’eau du robinet

Distribution de l’eau, tri sélectif, le recyclage, chauffage urbain de certains quartiers, transport aussi, Véolia est partout à Rennes.
Pourquoi la Ville met tant d’œufs dans le même panier, celui de la multinationale de l’eau ? Est-ce vraiment dans l’intérêt supérieur des Rennais ?

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Véolia rafle la mise à Rennes

Depuis 125 ans, Véolia distribue l’eau des Rennais. Ces dernières années, la multinationale a récupéré plusieurs autres délégations de service public. Pourquoi un tel monopole dans notre bonne ville ? Au moment de la reconduction de Véolia eau en 2004, certains élus avaient argué de l’impossibilité technique de faire autrement. Mais Le Clébard aime avoir le choix, il a donc gratté un peu plus profondément.


... Et ce qu’il a trouvé n’est pas forcément limpide comme l’eau du robinet. L’intérêt de quelques-uns ne primerait-il pas sur l’intérêt général ?

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