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  <title>Le clébard à sa mémère - Musique</title>
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  <description>Le Clébard (à sa mémère) est un journal satirique et alternatif rennais à parution irrégulomadaire !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 16 Nov 2008 19:24:03 +0100</pubDate>
  <copyright>Copyright</copyright>
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  <item>
    <title>Laëtitia Sheriff fait ses gammes, les yeux over</title>
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    <pubDate>Sun, 02 Nov 2008 17:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard20/cleMusique2.JPG&quot; style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; /&gt;Quatre après son très
prometteur premier opus, Codification, Laetitia Sheriff nous revient avec un
Games over de toute beauté. Douze morceaux d’un abord pas forcément très facile
mais qui s’avèrent de véritables joyaux. Rencontre avec la chanteuse rennaise,
lilloise… et un peu plus encore.&lt;/p&gt;    &lt;strong&gt;Il y a quatre, tu as
sorti Codification. C’était ton premier album.&lt;/strong&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Avant
Codification, j’étais partie seule. Je me construisais. Etre un cobaye pour soi
même, c’est un peu mon truc. J’ai découvert un auteur irlandais qui m’a
bouleversée, Yeats. J’ai mis en musique ses mots. C’est aussi à ce moment que
j’ai rencontré Olivier Melano. J’étais un peu complexée, je pensais que ça
allait me prendre la vie entière pour être au point. La rencontre avec Olivier
m’a permis de passer à la réalisation d’un album. Gaël Desbois nous a ensuite
rejoints. Ce qui me manquait finalement, c’était de travailler avec quelqu’un.
Puis il y a eu la découverte du studio Cocoon où on travaille aujourd’hui. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Quatre années entre deux
albums, vue la crise que traverse le disque actuellement, ça a du être
long ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;D’autant
Games over devait sortir en novembre 2007… On a eu pas mal de problèmes. La
pochette de l’album est réalisée par Tonio Marinescu, comme celle de
Codification d’ailleurs. La maison de disque voulait modifier son travail, ça
donnait des trucs débiles. Finalement, il est sorti au printemps. Quant au
temps qui s’est écoulé entre les deux albums, je voulais justement
qu’apparaissent tout ce que j’avais appris pendant ces quatre ans. Mais il y a
une grande différence entre 2008 et 2004. Surtout depuis qu’on a qui tu sais au
pouvoir… &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard20/clebMusique1.JPG&quot; /&gt;Sans blague… parce que
l’arrivée de Sarkozy a changé quelque chose ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;On
assiste à un véritable rabotage des budgets de la culture. Ca devient de plus
en plus dur de faire tourner des musiciens. Mais ce qui est vraiment dingue,
c’est le flip général. Plus personne n’ose prendre des risques, tout le monde
devient conformiste. Parce que ce qui est incroyable dans cette ambiance, c’est
que ceux qui s’accrochent, qui continuent à se battre sont considérés comme des
têtes brulées ou de grands naïfs. Genre : «  c’est la mondialisation,
on ne peut rien y faire. » Pour moi, un artiste ne doit pas être uniquement&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;recroquevillé sur son art. Lorsque je
compose, je fais toujours attention à garder les yeux grands ouverts. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Justement, on peut dire
que Games over n’est pas vraiment facile d’approche, qu’il faut savoir
l’apprécier. A l’époque où les morceaux sont calibrés pour être rentables dès
la première écoute, c’est un peu jouer avec le feu, non ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Si
tu veux savoir le fond de ma pensée, je me fous un peu de jouer avec la meute. En
fait, je n’ai pas franchement de perspective de carrière, d’espérance. En même
temps, le retard de la sortie de l’album m’a vraiment ennuyé. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Finalement, comment as-tu
abordé la création de Games over ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pendant
la composition de Games over, j’ai perdu des gens proches. J’en ai retrouvé
aussi. A l’époque je recherchai mon père. En fait, Games Over a été un moment
où j’avais l’impression de perdre mon innocence en vieillissant. « Cosmosonic »
est un morceau qui parle de ça, du passage de l’enfance à l’âge adulte. J’en
étais arrivée à analyser tout ce qui m’arrivait mais sans parvenir à faire
ressortir des choses positives des expériences que je vivais. Ca a été un
moment étrange. Depuis, j’ai retrouvé cette légèreté. Et puis, d’autres choses
m’ont également influencée : les dernières élections présidentielles par
exemple – et surtout la campagne électorale qui a précédé – m’ont
particulièrement marquée. La télévision aussi et tout ce qu’elle véhicule comme
mensonges. Je crois qu’il faut se réveiller, qu’on ne peut pas tout accepter
sous prétexte que ça vient de la télé. Beaucoup de choses en fait. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Games over est un disque
sombre ou positif ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Positif.
Dans Games over, il y « jeu » et le jeu, c’est avant tout le
rassemblement. J’ai bon espoir qu’il y aura toujours moyen de se rassembler
pour lutter. C’est un disque d’espoir. Je peux même dire que je suis en accord
avec moi-même. Tout à l’heure, je te disais que je n’avais pas de perspective
de carrière mais je me vois bien vieille mémé derrière une console à produire
des albums. Ca, c’est plutôt de l’espoir, non ? &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Laetitia Sheriff &lt;em&gt;Games over&lt;/em&gt; (Fargo)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h1&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.myspace.com/laetitiasheriff&quot;&gt;http://www.myspace.com/laetitiasheriff&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Fannytastic, une et/ou multiple !</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Fannytastic-une-et/ou-multiple</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Fannytastic-une-et/../public/Clebard18/Desaix_Fannytastic.JPG&quot; /&gt;Le nouvel album de Fannytastic est l’agréable surprise de cette fin
d’année. D’abord parce que la chanteuse rennaise renouvelle avec brio une
chanson française qui s’endormait quelque peu sur ses lauriers. Et puis, surtout
parce que ses paroles, sa musique et particulièrement sa voix - alternant le
grave et l’aigu avec une maîtrise étonnante -, paraissent bien être la marque
d’une artiste qui devrait bientôt accéder à une reconnaissance nationale. Si ce
n’est déjà fait.&lt;/strong&gt; 
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment es-tu venue à la musique ? Quelle a été ta première
expérience du public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai toujours aimé chanter.
Petite, je chantais Madonna pour mes copines. Mais c’est lorsque je suis venue
étudier à Rennes que le déclic a eu lieu. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En fait, je fréquentais un pub dans
la rue Saint-Malo, le Mc Cartan’s. Anthony, le patron, qui était également
musicien [ndlr : membre du groupe The Churchfitters] m’avait entendu
chanter et il m’a poussé à participer aux bœufs qui avaient lieu dans son bar
chaque dimanche soir. Un jour, je ne sais pas pourquoi, je me suis lancée. J’ai
interprété&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot;&gt; « Diamonds Are
A Girl's Best Friend » de Marilyn Monroe.&lt;/span&gt; Ca a été une révélation
pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est aussi Anthony qui m’a
procuré un accordéon. J’avais fait une dizaine d’années de piano et en
changeant d’instrument, j’ai pu écrire mes chansons. Au piano, je ne me serais
peut-être jamais risquée à composer. Par la suite, j’ai fait un peu la manche
devant des terrasses, à Cancale surtout. Ce n’était pas un exercice très
évident.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;A cette époque, tu commences donc à être Fannytastic ?&lt;/strong&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec Anthony Mc Carthan, on a commencé
à jouer en duo. On s’appelait déjà Fannytastic. Et puis, j’ai commencé à me
produire toute seule. Là, j’ai fait la première partie de la Tordue et j’ai
enregistré un quatre titres qui m’a valu les encouragements de certains
artistes, Thomas Fersen par exemple. En 2001, je suis allée en finale nationale
du tremplin des Jeunes Charrues mais je suis arrivée deuxième. En 2002, j’ai
fait la première partie de Vincent Delerm à la Cigale à Paris. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et puis en 2005, sort ton premier album « La la la ». L’accueil
a été plutôt enthousiaste. On disait que c’était « pop, léger, touchant,
gai et féminin », ça te va toujours ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a deux jours, je l’ai
réécouté. Honnêtement, j’étais un peu tendue. Je ne le renie pas du tout mais
je trouve que j’ai parcouru du chemin depuis. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour l’anecdote : en 2006, tu es lauréate de la fondation
Lagardère. C’est le genre de distinction que l’on traîne comme une
casserole ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un jour, on a reçu un mail, un appel
à candidature pour la bourse de cette fondation. On y a répondu un peu en
rigolant et il se trouve que j’ai été retenue. Dans le jury, il y avait des
gens comme Alain Chamfort et Vladimir Cosma, mais aussi Jean-Louis Brossard
[ndlr : le patron des Transmusicales à Rennes]. Il y a effectivement des
gens qui m’ont dit que je prenais de l’argent à un marchand d’armes. Je le sais
bien et les Lagardère et compagnie sont loin d’être mes poteaux, ce ne sont
vraiment pas des gens que j’apprécie. Mais l’argent, ça dépend ce que tu en
fais. Moi, ça m’a servi à enregistrer « Plusieurs » et c’était ça le
but. Et puis, on peut discuter du caractère propre de cet argent mais affirmer
que l’argent des entreprises privées est plus sale que l’argent du public, ce
n’est peut-être pas forcément vrai. L’Etat français vend aussi des armes. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ton dernier album, « Plusieurs », est la preuve d’une vraie
évolution. Ta voix, particulièrement, a tellement changé qu’à la première
écoute du premier morceau, on a même l’impression que quelqu’un d’autre chante
avec toi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’année dernière, dans le cadre
du Caboulot, un cabaret un peu déjanté à base d’improvisations qui s’est
déroulé pendant trois jours aux Ateliers du Vent, j’ai interprété Mina, un
fantôme avec cette voix grave. Quelques temps auparavant, en essayant
d’enregistrer des chœurs d’hommes, j’avais découvert que j’étais capable de
chanter dans des tonalités très basses. Ca a complètement changé ma façon
d’écrire. Peut-être que c’est aussi arrivé à un moment où je n’étais pas très
bien mais je me suis permis des choses plus sombres, des sentiments comme la
colère ou la tristesse que je n’aurai sans doute pas exprimés avant. L’histoire
de ce fantôme, ça a donné lieu à La Marié, une des chansons de l’album. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ta musique également est plus maîtrisée, plus aboutie. Il y a un retour
du piano et les arrangements sont parfois surprenants.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les musiciens avec qui je joue
[ndlr : Régis Boulard, batteur, Louis Soller, guitare et basse, Daniel
Paboeuf, saxophone, Christian Lechevretel, cuivres] insufflent un côté non
formaté aux musiques que j’écris. Je crois que ce sont eux qui réussissent à
faire décoller mes chansons. D’ailleurs, jusqu’à cet album, l’influence des artistes
que j’aimais, comme Bjork ou Robert Wyatt, par exemple, ne se retrouvaient pas
dans mes compositions. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et l’avenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut qu’on tourne pour faire
vivre Plusieurs. Mais en musique, tout devient compliqué. Il est de plus en
plus difficile d’avoir une maison de disques et d’être distribué. Il y a dix ou
quinze ans, on pouvait avoir une vie de groupe peinarde. Mais maintenant, il
faut faire du chiffre, être rentable. Ce n’est pas forcément une bonne chose
pour la créativité.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fannytastic,
« Plusieurs » (label : Pudding / distributeur : Anticraft)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.fannytastic.fr&quot;&gt;www.fannytastic.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les Wriggles se la pètent encore !</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/10/13/Les-Wriggles-se-la-petent-encore</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 18:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Desaix_musique.JPG&quot; /&gt;Putain 10 ans ! Les Wriggles ont pris de la bouteille, le
quintette de vingtenaires s’est transformé en trio de trentenaires. Pour le
reste, la formule est inchangée : des musiciens qui se transforment en
comédiens sur scène (ou inversement), le tout sur fond de chansons drôles,
poétiques, provocatrices, parfois tendres. Profitant de leur passage salle de
la Cité au printemps dernier, Le Clébard est allé voir ces gens qui&lt;span&gt;    &lt;/span&gt;affirment « faire des chansons plus
pour poser des questions que pour donner des réponses ». Ca&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;promet pour&lt;span&gt;   
&lt;/span&gt;l’interview !&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les Wriggles sont passés d’un quintette à un trio ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; Tonio a eu envie de décrocher un moment. Passer à
autre chose, construire sa vie de famille, et aller voir un peu plus vers le
cinoche. Dans la foulée il a été suivi par Franckie. Dans un premier temps on
s’est demandé ce qu’on allait faire : si on continuait ou pas, sous le
même nom ou sous un autre, ensuite on a voulu voir si artistiquement on pouvait
créer quelque chose à trois. Une fois les chansons écrites, on était déjà un
peu plus rassurés. L’idée de séparation était ancienne, mais quand elle est
devenue une réalité, il y a eu une sorte de réflexe de survie. On s’est dit
« on y va » et les choses se sont enchaînées sans traîner.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chris : ça s’est décidé vite
car l’envie de continuer à chanter tous les trois était là. On n’a pas eu
besoin de discuter longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le groupe arrivait sur ses 10 ans. C’était peut-être la fin d’un
cycle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; Oui, on peut d’ailleurs constater qu’on n’a pas été
original dans ce processus-là. Ça arrive en effet assez souvent, qu’au bout de
10 ans, des groupes dont les membres avaient 20 ans au début de l’aventure
aient envie d’arrêter. Il y a plein de facteurs, la vie de famille bien sûr,
mais aussi le fait de passer beaucoup de temps ensemble même si on s’est laissé
des parts de liberté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; Et le facteur que tu trouves dans le placard quand tu
rentres chez toi ça fout les nerfs !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment se gère l’occupation de la scène dans le passage de cinq à
trois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chris :&lt;/strong&gt; En fait, c’est plus délicat pour le public que pour
nous. Car si on avait commencé à trois, personne ne se serait posé cette
question. On aurait occupé la scène comme n’importe quel trio. Là les gens qui
connaissent les Wriggles à cinq se demandent comment on va faire pour remplir
le plateau. En fait ça se fait naturellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; On avait un peu anticipé vu qu’on utilise maintenant
une pédale RC 50 avec laquelle on peut mettre en boucle des guitares afin de
pouvoir évoluer tous les trois sans instrument dans certaines chansons. A cinq,
on pouvait toujours en laisser un ou deux jouer de la guitare pendant que les
autres étaient libres de faire de la mise en scène. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le public vous attendait doublement au tournant : d’abord parce
que vous présentiez un nouveau spectacle et ensuite parce les Wriggles avaient
un nouveau visage. Cela vous a-t-il ajouté une pression supplémentaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chris :&lt;/strong&gt; On est toujours stressé lorsqu’on présente un nouveau
spectacle. Mais tout s’est passé tellement vite que je n’ai pas pensé à tout
ça. Je ne me suis pas posé pour y réfléchir. On avait tellement de travail que
ça nous a évité de nous poser trop de questions.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; On a choisi de faire une première tournée de trois
mois parce qu’on ne voulait pas s’épuiser dedans. On sort de dix ans d’aventure
collective, et on a tous des projets personnels auxquels il fallait donner de
la place. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela dit dès le mois de novembre
on repart pour une tournée de huit mois. Par ailleurs, nous avions la volonté
de construire deux spectacles différents, l’un dédié aux centres culturels et
l’autre aux salles rocks. On aimerait bien faire une tournée des festivals
d’été en 2008 avec un spectacle adapté pour ce genre de scène et d’univers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Wriggles sont à la frontière
de nombreuses disciplines artistiques : musique, chant, théâtre… Comment
définissez-vous ce que vous faites ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; On fait du spectacle musical, de la chanson mise en
scène. On peut tout résumer en parlant des quatre P :
poético-politico-punk-porc.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et l’engagement ? Certains de vos textes sont très politiques…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; Nos chansons qui parlent de société ou de politique
sont des réactions. On réagit en chanson par rapport au monde qui nous entoure.
Personnellement, si je n’avais pas croisé la guitare ou l’expression artistique
dans ma vie, avec l’éducation et les parents que j’ai eus, je pense que
j’aurais réagi de façon militante. Je me serais très bien retrouvé dans des
réseaux militants, pourquoi pas monter un journal, pourquoi pas faire partie
d’une ONG… Le hasard a fait que j’ai rencontré la chanson et des potes avec qui
on partage une culture de protestation, de contestation, de critique ; je
suis très à l’aise comme ça et je me sens utile dans la société en réagissant
comme on le fait dans nos spectacles. On peut parler de tout, on a des chansons
sur les CRS, le libre-échange, le charity-business, la théorie du complot…
Notre engagement, c’est aussi que notre spectacle ne soit pas trop cher pour
les gens qui viennent nous voir, même si on est bien conscient que notre
tourneur est un indépendant qui utilise l’argent qu’on lui rapporte pour lancer
de nouveaux artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment expliquez-vous que malgré votre succès, on ne vous entende pas
plus à la radio, qu’on vous voit très peu à la télé ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; Il y a toujours un truc&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;qui cloche. C’est ce que nous laisse entendre
la maison de disque qui essaie de nous placer de temps en temps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fred :&lt;/strong&gt; On vient de l’école du spectacle vivant : chaque
tournée construit la suivante, on recherche la rencontre avec les gens et du
coup on&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;n’a jamais eu besoin de la télé.
On&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;a rencontré ces contraintes-là
récemment en signant avec le label Atmosphériques. On a mis un pied dans
l’industrie du disque, le mec met des sous pour faire un DVD, ça lui coûte du
pognon et du coup il te demande d’être un peu visible pour que les gens sachent
que ton DVD est dans les bacs. Sur ce coup-là on a eu un peu de pression et on
a du se montrer plus ouverts, mais sincèrement les télés elles n’ont pas dit
« oh ouais super on va passer les Wriggles ! ». On a fait France
4 et puis M6.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph : &lt;/strong&gt;Tout simplement, on n’a peut-être pas la renommée
suffisante pour faire vendre des pubs et donc on n’intéresse pas les télés et
les radios. Ils ne nous considèrent pas comme de gros vendeurs de disques non
plus. Le dernier s’est écoulé à 30000. Ce n’est pas grand-chose pour ces
types-là.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Olivier Mellano : la guitare éclectique</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/03/08/Olivier-Mellano-%3A-la-guitare-eclectique</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 14:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/clebard15/Olivier_Mellano.jpg&quot; /&gt;Ce guitariste rennais s'est taillé une solide réputation à
travers des collaborations multiples aux côtés de grands noms de la scène
pop-rock française : Yann Tiersen, Dominique A., Miossec, Francoiz Breut, Bed,
Laëtitia Shériff, etc… Parallèlement, ce compositeur talentueux poursuit des
projets artistiques aussi atypiques que variés. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt;Interpréter à la guitare électrique, une Fender Jazz Master
modèle d’origine, &lt;em&gt;L'Aurore &lt;/em&gt;de Friedrich Wilhelm Murnau, film muet en noir et blanc
datant de 1927, ou &lt;em&gt;Duel&lt;/em&gt; de Spielberg, voilà le genre de défi qu’aime
relever Olivier Mellano. D’un naturel plutôt discret, le musicien reste modeste
sur ses performances : &lt;em&gt;« La première fois que j’ai joué sur l’Aurore,
c’était une commande du Printemps de septembre de Toulouse. Puis quelques mois
plus tard, j’ai récidivé à Rennes au festival Travelling. J’ai remarqué que les
réactions des gens à la sortie étaient assez enthousiastes, cela m’a donné
envie de continuer.»&lt;/em&gt; Le musicien concède toutefois : &lt;em&gt;«Etre seul sur
scène, juste avec une guitare, pendant 1h40, ce n’est pas seulement une
expérience périlleuse, c’est aussi un exercice très physique !»&lt;/em&gt; Se
mettre en danger et explorer de multiples univers,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;l’artiste - qui joue au cascadeur musical a
plus de 35 ans - en fait son credo. Ancien étudiant de la fac de musique de
Rennes, il a fait ses premières gammes avec Venus de Ride, son premier groupe,
et a même créé un label, Rose Selavy. Mais c’est en parcourant les routes de
France aux côtés d’un chanteur breton en devenir, Christophe Miossec, qu’il
parviendra à vivre à plein temps de la musique. &lt;em&gt;« Cette collaboration a duré
près de 3 ans. Ensuite, j’ai voulu développer mes projets personnels.»&lt;/em&gt;
Grâce à un parcours riche en rencontres artistiques, le compositeur-arrangeur,
qui ne manque ni d’idées ni d’envies, a dressé de multiples passerelles entre
les musiques et les hommes. &lt;em&gt;« Ces projets sont avant tout des rencontres
humaines et artistiques. Je fonctionne à l’empathie et j’aime travailler avec
des personnalités au parcours singulier, hors des modes.»&lt;/em&gt; Au sein de
Mobiil, duo créé avec son complice de toujours le batteur Gaël Desbois, il
développe une esthétique électro-pop assez atypique. Avec Bed, le collectif de
Benoît Burello, il surfe sur des sonorités plutôt rock. Avec le rappeur Arm du
groupe Psykick Lyrikah, il distille ses boucles instinctives sur des textes
ciselés et percutants. Il accompagne aussi son ami Dominique A. dans de sa
tournée. Le chanteur nantais au crâne chauve le surnomme «adaptator» pour sa
capacité à se fondre dans un univers musical tout en gardant sa personnalité
artistique. Côté look, toujours très classique, le musicien évolue sur scène
loin des clichés du guitariste rock. Trop nombreuses sont les collaborations et
productions en cours pour toutes les retenir mais Olivier Mellano ne semble pas
craindre la dispersion : &lt;em&gt;«J’aime cette liberté de faire des choses
différentes sinon j’étouffe. Cependant, il m’arrive aussi de refuser certains
projets, même des choses que j’aime.»&lt;/em&gt;. Cet acrobate musicien, qui considère
la guitare électrique &lt;em&gt;«comme un médium pour faire du son»,&lt;/em&gt; possède aussi
des talents de compositeur classique. Il a écrit des pièces pour clavecin et
orgue. Son dernier disque, &lt;em&gt;La chair des anges,&lt;/em&gt; a été enregistré
avec des interprètes de musique baroque et contemporaine, notamment le Quatuor
Debussy… Passer du rock au septième art en faisant un détour par le classique,
inutile de chercher le fil conducteur, le musicien se revendique sans
frontières. Alors, surprenant Olivier Mellano ? Non, juste
éclectique : &lt;em&gt;« J’oubliais, parmi mes projets, j’ai aussi écrit des
pièces musicales imaginaires. J’espère publier ces textes prochainement…» &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ciné-concert : film &lt;em&gt;&lt;span&gt;Buffet
Froid&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; dans le cadre du festival Travelling « La ville la
nuit »,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Le 6 mars à 20:00 au Grand Logis à
Bruz&lt;/span&gt; &lt;span&gt;et le 10 mars à Rennes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt;CD : Olivier Mellano « La Chair des anges »
(Naïve Classique).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Un entretien (presque) imaginaire du Clébard - Jean-Louis Brossard</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2006/12/27/Un-entretien-presque-imaginaire-du-Clebard-Jean-Louis-Brossard</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Dec 2006 20:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
        <category>transmusicales</category>    
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard14/transmusicales.jpg&quot; /&gt;Coincé entre un attaché de presse qui
essaye de lui refiler la démo d’un groupe de rap sans concession et deux VIP en
état second, c’est au bar du Hall 5, lors des 28ème Transmusicales de Rennes
que &lt;em&gt;Le Clébard&lt;/em&gt; a retrouvé Jean-Louis
Brossard… ou en tout cas un type qui lui ressemblait étrangement. Ni une, ni
deux, il a accepté de répondre aux questions branchouilles que tous les
lecteurs se posent.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le Clébard : Les Transmusicales
sont-elles l’affaire d’un homme ou d’une équipe ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Jean-Louis Brossard :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; Une équipe évidemment ! Je décide, mais
je partage le boulot. La répartition des tâches est très simple, comme dans la
vie de tout le monde. Béa, elle fait la gestion, la comptabilité,
l’organisation logistique, elle règle les petits tracas quotidiens. Comme ça,
je peux me consacrer à la direction artistique. C’est quand même moi qui
fait&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;toute la programmation. J’écoute
une quantité de CD, tu peux pas imaginer. Tous les jours, chaque jour de
l’année. Et y a même des groupes qu’ont pas de CD. T’es obligé d’écouter des K7
pourries, même des 33 tours, j’te jure. D’ailleurs, c’est chiant parce que dans
l’électro, y en a plein qui produisent que sur des vinyls. Moi, j’avais balancé
mon tourne-disques, pour rester à la page. Et ben, il a fallu que j’en rachète
un autre à la braderie Saint Martin. Pareil pour les K7. Un jour, des mecs vont
me refiler des 75 tours rien que pour faire vintage…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous êtes satisfait de votre installation
aux Halls expo de Saint-Jacques ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Moi, j’aime
bien, ça donne une ambiance hangar, entrepôt, plus rock’n roll, quoi. En tout
cas, moins classieux que le centre-ville de Rennes qui vire férocement
bourgeois depuis quelques années. Et puis, c’est beaucoup plus grand. Du coup,
les Trans’ donnent l’impression d’un vrai festival. Il faut voir le bon côté
des choses. Et question sécu, on est plus tranquille. Les mecs qui se
bastonnent avec les flics dans le centre-ville, c’est plus notre affaire. La dernière
année où les Trans ont eu lieu à Rennes, ça nous a laissé un mauvais souvenir :
des gonzes sont rentrés en force pour voir le concert des Bérus. Ca fait
mauvais genre devant la presse internationale. T’imagines les journalistes
planqués dans leur bar VIP en espérant que la plèbe ne vienne pas jusqu’à eux ?
Non, mauvais plan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Quand même, le charme des Transmusicales
résidait aussi dans l’ambiance urbaine. La fête était dans les rues, non ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais les Trans’,
c’est pas Les Tombées de la nuit. Le principal, c’est qu’on ait des salles où
on peut mettre le son à donf et boire de la bière. Si tu veux voir des
marionnettes qui racontent l’histoire du nain qui voulait être basketteur,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;ou les danseurs octogénaires du Kazakhstan,
t’as sonné à la mauvaise porte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Bon, y a quand
même un souci, les frais de taxis pour tous les groupes et les staffs qu’il
faut trimballer jusqu’à Saint-Jacques. Heureusement, à l’arrivée, ils ne sont
pas déçus. Maintenant on a un bar VIP encore mieux qu’avant, avec de la picole
bio et équitable, même du coca breton.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En fait, on
n’avait pas le choix. Fallait y aller : c’est la mairie qui décide au
final. Vu la tune qu’ils nous filent, on peut pas dire grand’ chose. Tu vas pas
mordre la main qui te donne à bouffer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les Transmusicales sont souvent mises en
avant comme défricheur de talents, comme tremplin ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Oh, évidemment,
vu le nombre de groupes et d’artistes qu’on programme tous les ans, c’est&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;pas difficile. Il faut rester modeste :
c’est quand même le diable si dans tout ça, il n’y a pas quelques noms qui
finissent par émerger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Question nouveaux talents, ça a dû être
dur cette année: la scène du village où les artistes du coin se produisaient
sans que le public paye, c’est terminé ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ouais mais là,
c’est pas de ma faute. Ou plutôt si, cette scène me foutait un coup de déprime.
D’abord, y’avait jamais de public et y’avait encore moins de professionnels.
Les Trans perdaient carrément leur âme. Et puis, c’était à se flinguer ce grand
hall vide avec deux chevelus et un tondu qui se démenaient sur scène en
beuglant des chansons d’un quart d’heure. Ces types balançaient tout se qu’ils
avaient pour des nèfles. Et je suis désolé mais les Trans’, ça doit rester «
bankable », comme on dit maintenant dans la culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Cette année, il n’y avait pas de tête
d’affiche. C’est du moins ce que l’on disait avant le festival parce qu’à
l’arrivée pas mal de groupes étaient passés sur Canal + ou avaient fait les
choux gras des chroniqueurs&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;de Teknikart
ou des Inrock. Alors les Trans, publicité mensongère ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Je défie
quiconque de me citer les noms de plus de trois artistes qui sont passés cette
année. J’adore la recherche patronymique mise en place par ces mecs pour se
distinguer de leurs confrères : Nicole Willis &amp;amp; The soul investigators,
excellent; Cold War Kids, dément; Orville Brody &amp;amp; Goodfellas,
incroyable.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Et je te parle même pas des
noms des albums : un groupe français, Porcelain, qui passe cette année a sorti
un LP en 2002 qui s’intitulait (tiens toi&lt;span&gt;     
&lt;/span&gt;bien !) : I’ve got a really important thing to do right now but I can’t
do it cause I’m asleep. Qui peut se souvenir d’un tel truc ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;S&lt;strong&gt;inon, des rumeurs courrent : le copinage
existerait aux Trans ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Oh, je sais ce
qu’on va me dire : cette année, y’avait encore Dj Morphéus et Dj Nétik, eux ils
viennent tous les ans. Ce sont de bons p’tits gars, y’a pas à dire, mais ces
mecs, y sont pires que d’la glue, tu leur dis d’aller mixer ailleurs que dans
ton salon et les v’là qui rentrent par la porte du jardin. C’est pas facile
tous les jours d’être l’ami des jeunes talents&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Autre chose : le festival s’est donc
doté d’un Agenda 21…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ouais, ben c’est
à la mode… Non, j’déconne. C’est un mouvement d’ensemble, avec Les Vieilles
Charrues, Bobital et les autres grands festivals bretons qui font la même
chose. Et puis, c’est utile de ramasser les gobelets, quand y en a trop par
terre, ça peut devenir chiant pour danser. Imagine qu’un jeune fan de pop se
casse le tarin en glissant sur un gobelet. Qui c’est qui va devoir sortir son
portefeuille ? C’est Bibi. Non, j’déconne encore : c’est la mairie qui
crache au bassinet. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;C’était difficile de se ballader dans les
halls sans tomber sur un logo de marque. Tu n’as pas peur que la jeunesse en
ait marre un jour ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;C’est le risque
mais faut pas se leurrer : sans logo pas de Trans. Et c’est pas demain la
veille que ça va changer. J’ai pas l’impression que les pouvoirs publics soient
enclins à distribuer plus de pognon. Et si on veut grandir, ben faut bien en
trouver quelque part. Et puis la jeunesse, elle adore les marques. Faut pas m’la
faire à moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Puisque nous parlons d’avenir, comment tu
vois celui des Transmusicales ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ah, m’en parle
pas… C’est bien possible que cette année soit la dernière pour ma pomme.
Remarque, ça fait tellement longtemps que la rumeur de mon départ, voire de la
fin des Transmusicales, court que c’est bien possible que je dépasse l’âge de
la retraite à mon poste. Mais c’est vrai que tout a bien changé, l’époque où
Daho et Marquis de Sade étaient les têtes d’affiche me manque un peu. Et puis,
soyons francs, on vit une époque qui chie dans son froc : avec l’interdiction
de fumer dans les lieux publics, c’est la galère. Tu te figures, un concert de
rock sans fumer ! Mais on va où ? Enfin, manquerait plus qu’on
interdise la bière et les kebabs… Tu veux que je te dise ? Y’a plus d’rock
n’roll et ça me fout le blues…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;inventé par Robert Dauphin et Deurf&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.leclebard.org/index.php/post/2006/12/27/Un-entretien-presque-imaginaire-du-Clebard-Jean-Louis-Brossard#comment-form</comments>
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