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  <title>Le clébard à sa mémère</title>
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  <description>Le Clébard (à sa mémère) est un journal satirique et alternatif rennais à parution irrégulomadaire !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 15:34:37 +0200</pubDate>
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    <title>Les lignes politiques ne bougent pas, elles s’emmêlent...</title>
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    <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 20:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Dossier du mois</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard19/Couv-HS-19.jpg&quot; /&gt;De nombreux observateurs se gargarisent des lignes politiques qui bougent. A bien y regarder les
clivages fondamentaux demeurent tandis que leur perception s’amenuise au
bénéfice des carrières de certains. Brouillage des repères et quête de
repaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certes, les élections
locales sont toujours propices aux chassés-croisés et aux tactiques
individuelles les plus sinueuses. Mais ces derniers prennent cette fois-ci une
ampleur nouvelle et relèvent pour une part de stratégies collectives. Au
détriment des enjeux démocratiques et des plus faibles qui risquent une fois
encore d’être abusés.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On en a eu la première illustration dans le vote populaire
en faveur de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a su entretenir habilement ce
dévoiement à travers « l’ouverture ». Au-delà des transfuges les plus
médiatiques, nombre d’anciens collaborateurs socialistes émargent dans
différents ministères. Le retard de la réaction du PS n’a pas contribué à
éclaircir la situation : ses adhérents passés chez l’adversaire n’ont été
exclus que plusieurs mois après.&lt;/p&gt;
&lt;h1 style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt;Du vert au orange en passant par le rose&lt;/h1&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne faudrait pas omettre les transferts Verts en direction
du MoDem. En particulier deux anciens secrétaires nationaux, l’un d’eux (Yann
Werling) étant même encore porte-parole national quand il a fait le choix de
figurer en numéro 2 sur la liste centriste de Strasbourg ! Dans un autre
registre, Anne Le Strat, sortante parisienne Verte, n’a pas été reconduite
comme candidate par les militants. Qu’à cela ne tienne, elle se présente sur
une liste PS. Sur Rennes, 5 élus sortants Verts sur 7 se sont d’emblée ralliés
à la liste d’union de la gauche, avant que les militants Verts locaux ne
décident de lancer leur liste distincte de celle du PS et ses satellites.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Modem ou hub ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le MoDem est lui-même victime de ces retournements et
trahisons. Son positionnement national, ou plus exactement son absence de
positionnement, altère encore la lisibilité des lignes de partage. Il s’allie à
l’UMP à Bordeaux tandis que le Nouveau Centre (qui regroupe les centristes
vassalisés de la majorité présidentielle) y présente une liste autonome !
Il compose en revanche des listes communes avec le PS dans plusieurs villes de
la région parisienne ou encore à Grenoble. A Marseille, ses troupes se
retrouvent sur les listes de droite, de gauche et une liste propre, certains
assurant que les élus de ces différentes listes formeront malgré tout un groupe
commun dans la future municipalité ! Division tripartite identique à Lyon :
les cadres de l’ancienne UDF privilégient qui Perben, qui Gérard Collomb, alors
que les nouveaux adhérents MoDem avaient remporté le vote interne sur le
principe d’une liste autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce clivage entre anciens cadres UDF et nouveaux adhérents
MoDem se retrouvent dans maintes villes, tout particulièrement à Rennes. Les
premiers, minoritaires, souhaitaient reconduire l’alliance avec la droite. Et,
alors qu’elle avait été désignée à une large majorité pour mener une liste
autonome, Caroline Ollivro a du aller quémander son investiture directement
auprès de François Bayrou à Paris. Aujourd’hui encore, sur le site du MoDem 35,
il n’y a même pas de lien vers le site de campagne de Caroline Ollivro…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard19/Desaix_Photo-intro-HS.JPG&quot; /&gt;Les voies du trotskisme sont impénétrables.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On aurait pu s’attendre à plus de rigueur à l’extrême
gauche. Las, Lutte Ouvrière craint de se faire doubler à gauche par une LCR
surfant sur son score à la présidentielle. Ni une ni deux, LO prend la LCR sur sa droite. Au nom du danger
sarkozyste qui a bon dos, après avoir renvoyé droite et gauche dos-à-dos
pendant plus de 20 ans, LO s’allie dès le premier tour avec le PS dans quelques
villes comme Saint Brieuc et se déclare prête à fusionner avec les
ex-social-traîtres dans l’entre deux tours partout ailleurs (encore faut-il que
ses listes fassent 5%, seuil requis pour la fusion). Logiquement, LO devrait
donc appeler à voter Delaveau au second tour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LCR,
aspirant à son dépassement dans un grand (tout est relatif) parti anticapitaliste,
se demande où elle va exactement, à part derrière Besancenot. Reprenant la
méthode qui a fait les riches (tout est à nouveau relatif) heures de LO, la LCR joue de son porte-étendard
médiatique national comme les frères ennemis exhibaient hier Arlette Laguiller
pour les élections locales. A l’image de Nantes ou Saint Herblain, les
camarades de Besancenot sur Rennes se sont en outre alliés sur une liste
ouverte à Emgann, mouvement de la gauche indépendantiste bretonne qui vient de
changer de nom pour s’appeler Breizhistance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour clarifier le tout, les trotskistes du Parti des
Travailleurs fondent eux-aussi un Nouveau Parti Ouvrier. Ils se présentent
officiellement à Rennes comme une simple composante de la liste sobrement
intitulée « &lt;span&gt;Pour les services
publics, la démocratie communale, la laïcité, les droits ouvriers : Rupture
avec l'Union Européenne », liste menée par une ex-adhérente du PS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h1 style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt;De l’UMPS à Véolia&lt;/h1&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Même l’UMP n’est pas exempte de ces vicissitudes. A Rennes
ou à Mulhouse, ses militants et ses cadres sont pris à rebrousse-poil par des
candidatures imposées depuis Paris (Loïc Lebrun en sait quelque chose). Comme
l’a révélé le monsieur élections de l’Elysée en pleine trêve des confiseurs,
rien n’est fortuit. En transposant ladite « ouverture » au niveau
local, la stratégie présidentielle vise délibérément à brouiller le champ
politique et, de là, la lecture des résultats des échéances municipales. Le
grand manitou crée ainsi de toute pièce SON opposition qui lui doit tout.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le PS rennais ne procède pas autrement en façonnant sur sa
liste SES radicaux de gauche, SES communistes et SES écologistes à qui il se
contente de promettre quelques postes. Ces épigones divers et avariés
n’existent plus par eux-mêmes, seulement dans l’ombre tutélaire de leur
pygmalion. De fait, ils ne sont plus en mesure d’instaurer un rapport de force
politique et d’infléchir l’ordre local socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On se retrouve ainsi avec des élus communistes, grands
défenseurs du service public devant l’éternel, qui votent comme un seul homme
en 2004 l’abandon de la gestion de l’eau à Véolia, multinationale à l’emprise
tentaculaire sur Rennes, sa communauté d’agglomération et même le
département : traitement des déchets via sa filiale Netra-Onyx, chauffage
urbain sur Rennes-Nord à travers sa participation en capital à la SOBREC, transports interurbains
dévolus à sa filiale TIV, nettoyage des parties communes des collectifs de
l’office départemental d’HLM (filiale Renosol)…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’empire Véolia à Rennes, le brouillage des lignes
politiques suscité nationalement par le sarkozysme ou entretenu dans la
capitale bretonne par le PS se rejoignent pour poser la question de la
représentation démocratique et des engagements pris devant les électeurs. Les
rennais élisent des conseillers municipaux pour assumer les responsabilités
collectives et publiques de la ville. Pas pour que les élus se défaussent et abandonnent
ces responsabilités à des intérêts privés ! Il ne suffit pas de battre la
droite, encore faudrait-il gagner à gauche sur des idées et des pratiques. En somme :
battre la droite, vaincre à gauche.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un entretien (presque) imaginaire avec Loïck Le Brun</title>
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    <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 20:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>A rennes</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard19/Desaix_fausse-ITW.JPG&quot; /&gt;En ce samedi ensoleillé de février, le Clébard se promène
dans quelque pub anglais de Rennes. Des écrans diffusent un match du tournoi
des six nations de rugby. Accoudé au comptoir, Loick Le Brun observe la
rencontre d'un oeil désabusé, sirotant sa pinte de stout sans conviction. Le
Clebs l'aborde en lui donnant une tape amicale mais virile sur l'épaule.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comme on se retrouve ! Fini la politique, retour aux
valeurs sûres du rugby ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LLB : Ouais ! Au rugby, quand on a envie de gratter ses
crampons avec les dents de son adversaire, on le fait au vu de tous. Les coups
bas par derrière, ça n'existe pas. Cela dit, je ne regrette pas le temps où
j’étais président de club. C’est du passé. Actuellement, ma carrière politique
subit un petit coup d'arrêt, mais ça reviendra. Je n'ai que 44 ans et en mars
prochain il faudra reconstruire sur les décombres laissés par le toubib.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chirurgien !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qu'est-ce que ça change ? C'est une bille en politique !
Il a le charisme d'une salle d'opération, il est froid comme un bistouri...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais c'est le poulain de Mehaignerie, l'homme fort de
l'UMP en Ille-et-Vilaine...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pierrot, c’est surtout une plaie pour l'UMP à Rennes. Il a
propulsé Boudjema pour bien se faire voir de Sarkozy et sa pseudo politique
d'ouverture.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard19/Desaix_Intro-HS.JPG&quot; /&gt;En 2001, c'était toi qu'il avait propulsé. T'étais
guère plus expérimenté que Boudjema à l'époque...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;T’as vu le résultat ? Laminé en 2001 aux municipales, battu
et rebattu en 2002 et 2007 aux législatives. On aurait pu éviter au petit de
vivre pareille désillusion. Au moins, j'ai l'expérience de la défaite, je sais
encaisser les chocs. Le toubib, il chie dans son short, je sais que le noir et
le rouge sont les couleurs du stade rennais, mais là je vois plus le rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tu fais de l’humour à la Bigard, maintenant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ouais, c’est tendance à l’UMP. Et je m'entraîne pour la
troisième mi-temps. J’ai pas dit mon dernier mot. J'ai encore de l'influence au
sein de la droite rennaise. Fin janvier, j'ai proposé mon aide au Modem, je
leur ai dit que je pouvais leur amener six ou sept personnes importantes. Un
bon pack d'avants histoire de creuser une brèche dans la liste UMP officielle.
Si le Modem arrive en tête de l'opposition le soir du premier tour, l'UMP sera
bien obligée de négocier. Je tiendrais ma revanche !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu'a répondu le Modem ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bof. Je sens que certains sont attirés par ma proposition,
mais mon image de perdant me colle à la&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;peau. C'est foutu, la droite va se prendre une branlée. Je
vois déjà les vieux apparatchiks du PS venir nous serrer la main lors du
premier conseil municipal de la prochaine mandature en nous sifflant sournoisement
aux oreilles : « Sorry, good game ». Ça me rend malade.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La cabane est tombée sur le chien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis longtemps ! Faut être parisien pour croire que le président
local du comité de soutien à&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sarkozy lors de la dernière Présidentielle est la
meilleure chance pour la droite rennaise. Ils ont vu le score de Sarko à Rennes
en mai 2007 ? Ils croient peut-être que ses résultats mirobolants en matière de
pouvoir d'achat ont bonifié son image ici ? &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il y avait pourtant un coup à jouer avec le départ
d’Edmond Hervé…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Même pas. Rennes est une ville jeune, et la droite ne
dorlote que les vieux. On fait un carton auprès de l’association Vivre à Rennes
centre, ou de certains commerçants, mais ça pisse pas très loin. En parlant de
pisser, je vais me reprendre une pinte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>N°18 Merde in Fac… Ca bouge en Sarkozie</title>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Dossier du mois</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard18/Desaix_Couv18.JPG&quot; /&gt;Le président de l’Université de Rennes II, Marc Gontard, sans aucun
doute mécontent de ne pouvoir dès à présent profiter de l’autonomie promise par
la loi LRU (Liberté et Responsabilité des universités) dite loi Pécresse, a
subtilement stigmatisé les étudiants bloqueurs en les qualifiant de Khmers
rouges. Les médias eux n’ont cessé de relever combien les grévistes leur voulaient
du mal. D’ailleurs les grévistes qui sévissaient dans les transports en commun
ces derniers temps sont devenus des preneurs d’otages d’usagers – ces derniers
répétant d’ailleurs leur agacement à être « pris en otage ». Le
message est désormais clair : Soyez mécontents, s’il vous en dit, mais
faites le savoir uniquement dans les limites d’une concertation autour d’une
table, entourée de caméras et de micros, avec des grands sourires courtisans et
des responsables politiques ou syndicaux heureux d’être parvenus à un accord
qu’ils sont les seuls à percevoir. Mais n’allez surtout pas empêcher le bon fonctionnement
des institutions et du train-train quotidien sous peine d’être décréter
antisocial. Ou comment le gréviste est devenu, au choix, un privilégié ou un
terroriste minoritaire.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que les mouvements sociaux
sur les facs et dans les dépôts des transports en commun semblent s’éteindre,
on peut s’estimer heureux d’avoir échappé à un scénario tatchérien. Margaret
Thatcher, au début des années quatre-vingts avait ainsi décapité le
syndicalisme anglais en refusant de céder dans un bras de fer homérique qui
l’opposait aux mineurs. Car il faut bien reconnaitre les dangereuses
similitudes entre la manière de négocier des ministres sarkozystes et des
conservateurs britanniques ou des néolibéraux de toute sorte : diviser
pour mieux régner.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Surtout, il est important de
souligner combien ce mouvement social a constitué le premier frein à
l'omnipotence de Sarkozy : enfin, des acteurs sociaux se posent en face du
césarisme du président français. La relation directe qu'il revendique avec
l'électorat a été battue en brèche. Il ne peut plus se contenter d’arguer des
53% de français qui ont voté sur son nom au second tour de la présidentielle
pour gouverner sans concertation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fort heureusement il reste des
instances de médiation qui sont autant d'outils pour une possible résistance.
Des syndicats qui ont réussi à mobiliser un nombre imposant de
manifestants - ils étaient près de 20 000 à Rennes, le 20 novembre
dernier – et qui ont parfois envoyé paitre leurs dirigeants convaincus de
faiblesse à l’égard du gouvernement. Des partis ont solidifié leur enracinement
dans une posture de résistance au démantèlement des acquis sociaux : chez
certains Verts, à la LCR, du côté de LO et même dans une partie du PCF,
l’action l’a emporté sur les querelles de chapelle dans lesquelles l’opposition
parlementaire s’enlise depuis si longtemps. A voir, pour se fendre la pipe, les
déclarations « responsables » de l’éternel second du PS, Juju Dray,
contre le blocage des universités. Enfin, minoritaires ou non (mais est-ce là
le fond du problème ?), des étudiants décidés ont une nouvelle fois (on se
souvient du mouvement contre le CPE) réussi à remettre en débat la loi de
réforme de l’université qui avait été accepté en catimini quelques mois
auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais cette résistance demeure
timide, faute d'alternative et de débouchés politiques. La responsabilité des
élus de la soi-disant opposition est là évidente, sans être les seuls en cause.
Les régimes spéciaux seront d’ailleurs bien remis en cause, les dirigeants
syndicaux dans leur majorité n’osant pas aller contre la pensée dominante qui
se pare de « l’équité ». Il serait pourtant bon de rappeler que cette
notion est complètement dévoyée : l’abolition des régimes spéciaux revient en
réalité à l'abolition de l’équité, c’est-à-dire prendre en compte la
spécificité des conditions pour appliquer des régimes différents. En soumettant
tout les salariés à la même diète, il s'agit plus exactement d'égalité dont on
devrait parler, comme la TVA qui s'applique sans discernements quels que soient
les revenus de ceux qui la paient.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, fallait-il aller plus loin
? Il paraît que les syndicats se seraient retrouvés isolés dans l'opinion,
perçus par cette dernière comme défendant des privilèges. La même argumentation
était déjà déployée en 1995 par les sondeurs et les éditorialistes. Faute de
voir les usagers excédés s'en prendre directement aux grévistes,
« on » avait considéré que les Français faisaient grève par
procuration, à travers les cheminots en particulier, regardant avec
bienveillance ceux qui défendaient les acquis sociaux, ceux qui s'opposaient au
rouleau compresseur néolibéral. D’ailleurs, on parlait alors de formidables
mouvements de solidarité entre les gens, le covoiturage et l’entraide
l’emportant sur cette systématique dénonciation de « la prise en otage des
usagers par une catégorie de privilégiés ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais les temps auraient changé,
nous affirme-t-on et il faut absolument réformer la France, nous prévient-on,
sans pour autant pouvoir nous expliquer en quoi tout va si mal. Pourtant quand
on voit la multiplication des conflits sociaux dans le secteur privé depuis la
rentrée, notamment dans les boîtes de l'agroalimentaire mais aussi dans la
banque LCL, on peut penser que l’indulgence réciproque entre grévistes (qui
perdent de l’argent lorsqu’ils font grève) et travailleurs (qui subissent les
inconvénients d’une immobilisation des transports, par exemple) se développe
entre tous ceux qui sont en lutte, qui résistent, même si leurs revendications
respectives ne portent pas sur les mêmes objets. Ceci étant dit, dans le privé
ou dans la fonction publique, le pouvoir d'achat est finalement toujours le
moteur des grèves et mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui ressort nettement des
récentes mobilisations, c'est que la « base » pousse à la roue quand
les dirigeants nationaux des différentes confédérations se montrent plus
circonspects. Le mouvement étudiant est en cela emblématique - et, d'ailleurs,
il n’est pas encore achevé. Et de là viendra peut-être une nouvelle façon de
faire de la politique. D’ailleurs, lorsque des&lt;span&gt; 
&lt;/span&gt;fractions de la « base » se radicalisent (dans ce qui
pourrait, nous l’admettons, devenir une fuite en avant vaine : autonomes sur
les facs, sabotages à la SNCF...) cela n’est rien d’autre que le symptôme de
l'écart qui se creuse entre la base et ses dirigeants, entre la base et la
pensée dominante, entre deux monde qui risquent de ne plus se comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>L’angoisse du journaliste au moment de l’AG étudiante</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Langoisse-du-journaliste-au-moment-de-lAG-etudiante</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Dossier du mois</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard18/Desaix_Dossier_Article.JPG&quot; /&gt;Ils en auront bavé nos journalistes, ils se seront fait malmener nos
localiers, ils auront eu peur nos faits-diveristes. Le mouvement étudiant n’a
pas été tendre avec les plumitifs en les tenants à l’écart des Assemblées
Générales et les empêchant de faire leur taf. Entrave au droit de l’information
ou prise de conscience de l’instrumentalisation de l’information ?&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 18 novembre, un affligeant magazine
de M6 proposait de suivre un reportage consacré à la fac occupée de Rennes 2.
« Une équipe de 66 Minutes a passé la semaine au cœur d'une université
prise en otage » annonçait le site de la chaîne.On s’attendait donc à
voir une équipe de &lt;em&gt;66 Minutes&lt;/em&gt; passer la semaine au cœur d’une université prise en otage. Et pourquoi pas, si c’était
la vérité ? Le hic, c’est que l’équipe en question faisait une brève
incursion caméra cachée dans le hall B du campus, suivait ici les CRS, là le
président de l’université, interviewait quelques anti-bloqueurs et qu’en guise
de semaine passée au cœur de l’université, on n’apprenait peau d’balle sur les
activistes « preneurs d’otage », sur l’organisation du mouvement ou
sur les enjeux d’une telle contestation. Car le traitement du mouvement contre
la loi Pécresse – et, ne soyons pas naïfs : de l’actualité en général –
n’a été bien souvent que recherches de sensationnalisme. Il suffisait de suivre
la manifestation qui a arpenté le centre ville de Rennes, jeudi 15 novembre,
pour s’émerveiller devant le professionnalisme des journalistes qui suivaient
les manifestants, en groupe, en discutant de la pluie et du beau temps, fumant
une petite cigarette par là, faisant une blague par ici, tout en attendant
l’image choc qui ne tarda pas à arriver : Lorsque les forces de l’ordre
dispersèrent la manifestation devant le centre commercial Colombia, les
journalistes bondirent – comme la vérole sur le bas clergé – et l’on vit les
mêmes photos, les mêmes images assorties des mêmes commentaires dans tous les journaux
du soir et du matin suivants. Et aucune explication de fond.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nos amis les journalistes
s’étonnent donc à présent que les étudiants qui bloquent la fac de Villejean
les empêchent d’assister aux assemblées générales ou même de prendre des images.
Certains déclarent que « ce n’est pas Bagdad mais » mais qu’ils vont
travailler « la peur au ventre ». A quand des gilets pare-balles
distribués aux correspondant locaux de Ouest-France ? Il ne s’agit évidemment
pas de souhaiter qu’un contrôle, quel qu’il soit, s’exerce sur les médias -
qu’il vienne des sphères politiques et économiques ou même des manifestants - ,
mais on est quand même en droit de partager le ras-le-bol des grévistes. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Du côté de la Section Rennaise de
l’Internationale Sardonique (SRIS), le collectif qui diffuse le journal de critique
des médias &lt;em&gt;Le Plan B&lt;/em&gt;, on sourit des
inquiétudes des médias traditionnels : « Qu’est-ce que diraient les
journalistes si des étudiants exigeaient d’être présents lors de leur
conférence de rédaction ? Peut-être que les bloqueurs de la fac veulent simplement
débattre sans être sous l’œil de leurs caméras ». &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais ce changement de ton à
l’égard de la presse ne passe pas car le journaliste du coin s’étonne
qu’on l’empêche de « faire simplement son boulot ». L’entrave à la
liberté de la presse n’est pas loin, la violence physique non plus. La
preuve : des œufs ont été lancés sur des cameramen le 22 novembre dernier
et des jeunes manifestants ont hurlé des « Ouest-France collabo »
sous les bureaux de la rédaction du journal le plus lu de France. De véritables
graines de terroristes !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant, ce rapport désormais
conflictuel entre médias « dominants » et grévistes serait à relier à
un mouvement plus ample. Ainsi on observe également une défiance nouvelle de la
base vis-à-vis des cadres syndicaux et politiques. Lorsque Bernard Thibault ne
parvient pas à forcer les encartés de la CGT cheminots à reprendre le travail,
lorsque Jean-François Chérèque, le boss de la CFDT doit calter de la récente manifestation
parisienne des fonctionnaires sous les cris de « Chérèque traitre », lorsque
les électeurs du PS votent en majorité contre le référendum européen et en
désavouant la direction du parti&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;-
celle-là n’ayant d’ailleurs d’autres politesse que d’accepter, deux ans plus
tard, le mini-traité simplifié concocter par Sarkozy -, on voit bien que les
sans-grades commencent à en avoir soupé de l’allégeance de leurs représentants
vis-à-vis du gouvernement. Une vraie rupture s’annonce en effet entre les
forces jusqu’alors considérées (on se demande d’ailleurs par quel tour de passe-passe)
jusqu’alors comme protectrices des plus pauvres et des précaires et qui se
drapaient avec fierté dans cette posture, soit les partis de gauche, les
syndicats et les médias « objectifs », et ces pauvres et précaires là.
D’ailleurs, il serait démagogique de croire que seuls les pauvres et les
précaires prennent conscience de l’imposture comme il serait démagogique de
croire que les mouvements sociaux actuels ne concernent que les plus pauvres et
les plus précaires. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le métier de journaliste n’est
pas anodin, celui qui l’exerce à l’époque de l’argent roi doit accepter d’être
le vecteur d’un message et d’une idéologie, et de répondre aujourd’hui aux
exigences de grands groupes économiques qui préfèrent investir leurs bénéfices
dans des journaux gratuits remplis jusqu’à la gueule de publicité. On n’est pas
journaliste comme on est conducteur de train ou garçon de café et se raccrocher
à la sacro-sainte et pourtant impossible objectivité pour se dédouaner de son
appartenance à des journaux financés par des marchands d’armes, ça eut
peut-être marché, mais ça ne marche plus. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un entretien (presque) imaginaire du Clébard avec Marc Gontard président de l’université Rennes 2</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Un-entretien-presque-imaginaire-du-Clebard-avec-Marc-Gontard-president-de-luniversite-Rennes-2</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Dossier du mois</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard18/Desaix_ITWGontard.JPG&quot; /&gt;Rampant entre les quolibets des jeunes enragés et les regards
courroucés des antiblocages en chômage technique, le Clébard s’est traîné
jusqu’à la cafeteria dévastée du bâtiment EREVE sur le campus de Villejean. Là,
un brave homme - un peu éméché, soyons francs - qui ressemblait étrangement à
Marc Gontard, président de l’université, lui a confié ses angoisses face à la
chienlit qui touche sa fac.&lt;/p&gt;    &lt;strong&gt;Diable ! C’est pire qu’à Bagdad ici ! Qu’est-ce qu’il s’est
passé ?&lt;/strong&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les agités du bocal du Hall B
sont venus faire main basse sur les barres chocolatées et les sodas. Ils ont
tous cassé sans même un regard pour l’esthétique commerciale du lieu, de vrais
dégoutants. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Franchement, Marco, qui sont les vrais responsables de ce
capharnaüm ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce sont les Khmers rouges qui
sont retranchés dans le Hall B depuis un mois, j’te dis. Mais en fait ce sont
les gonzes de Sud étudiant Rennes qui manipulent des « révolutionnaires
situationnistes », « des anarchistes » pour s’en servir comme
« force de frappe »&lt;a href=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Pour
moi zéro plus zéro égale la tête des totos ! [il se fend la pipe]&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tu dois te sentir bien seul ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui, tu peux le dire. J’ai déjà
fait appel à plusieurs reprises au CRS qui ont évacué la Fac mais le lendemain
les bloqueurs se sont repointés. Je vais commencer à croire qu’ils ne
respectent pas mon autorité. Et ça, ça me déprime si tu savais. Mais il faut
qu’ils se méfient, moi aussi j’ai ma force de frappe : le personnel de
l’université est remonté à bloc et je te parle même pas des étudiants qui
veulent retourner en cours. Y sont capable de sauvagerie ces p’tits gars. Je
suis contre la violence mais les grévistes, « ce qu'ils veulent, c’est
instaurer la Commune à Rennes 2»&lt;a href=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/#_ftn2&quot; name=&quot;_ftnref2&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Je
me verrai bien entrer dans le Hall B à la tête d’une armée démocratique
composée des forces vives de notre université. Un peu à la manière de Thiers
pénétrant dans Paris à la tête des Versaillais. On collerait les quelques
meneurs contre le mur, là où on peut lire « Vive la dictariat du
prolétature », tu vois, à l’entrée de la fac ? Histoire de leur
retourner à la tronche leurs théories situationnistes. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;On a comme l’impression que tu es énervé. Il n’y a pas que les nuits
trop courtes qui te mettent dans cet état là, hein Marco ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Attends, vieux : avec la loi
LRU, je tenais mon autonomie à moi. La fac, c’était ma chose : la loi
Pécresse stipule que le président de l'université dispose de nouveaux
pouvoirs : c’est-à-dire que j’allais disposer d'un droit de veto sur les
affectations de personnels, que j’allais être responsable de l'attribution des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Prime_%28r%C3%A9mun%C3%A9ration%29&quot; title=&quot;Prime (rémunération)&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;primes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; aux personnels et que j’aurai pu
recruter, pour une durée déterminée ou indéterminée, des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Agent_contractuel&quot; title=&quot;Agent contractuel&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;agents
contractuels&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; sur des postes d'enseignement, de recherche, techniques
ou administratifset ça pour une durée déterminée ou indéterminée. La déprime
me guette, tu sais. J’ai l’impression d’être Icare : j’étais près du
soleil et patatra, les totos me mettent des bâtons dans les réformes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tu ne m’enlèveras pas de l’idée que tu étais plus sympa, il y a deux
ans avec les jeunes qui s’opposaient au CPE ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’était la belle époque cette
histoire de CPE. Les étudiants foutaient le boxon sur la place du Parlement, en
centre-ville, ils nous foutaient relativement la paix à la fac. Et puis, la
majorité était contre le CPE, j’allais quand même pas me mettre la majorité à
dos.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment tu vois l’avenir ? Ce conflit va-t-il avoir une fin ou, puisque
c’est la grande mode dans le monde, ces altercations vont-elles devenir un
conflit de basse intensité qui se réveillera de temps en temps ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[Il se redresse et bombe le
torse] Je vais te dire un truc mon petit pote : il est bien évidemment hors de
question que&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;ma fac devienne la bande de
Gaza des affreux de l’extrême gauche. Je peux même te confier une chose que tu
garderas pour toi : ça m’étonnerait pas que l’extrême gauche elle-même mette
fin à cette occupation stérile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qwaaaaa ? Qu’est-ce à&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;dire ?
L’extrême gauche trahie par l’extrême gauche... ça serait nouveau ça.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[Il se marre comme un vilain
garnement] Ouaip mais d’ici peu, ce sont les services d’ordre des syndicats et
des partis de la gauche extrême qui vont venir balayer du toto dans les
couloirs. Y’a des bruits qui courent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Donc tu crois que la loi LRU va passer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tu plaisantes ou quoi ? Bien sûr
qu’elle va passer. D’ailleurs, elle est déjà passée, je te rappelle. Elle va
passer parce qu’il faudrait que les énervés qui bloquent les facs ouvrent leur
contestation, que les Français les suivent dans un lutte globale contre
Sarkozy. Là, il y aurait une chance. Mais sinon, c’est mort pour eux. Les
Français ont trop peur de perdre le peu qu’ils ont. C’est ça la force de Sarko.
On devrait lui confier une chaire de psychologie des foules à celui-là. Ici, à
Villejean. Quand il veut !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;
&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;

&lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/#_ftnref1&quot; name=&quot;_ftn1&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Entretien sur le site
tempsreel.nouvelobs.com&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;ftn2&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/#_ftnref2&quot; name=&quot;_ftn2&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Entretien sur le site
Rennes-infonhet.fr&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Un-entretien-presque-imaginaire-du-Clebard-avec-Marc-Gontard-president-de-luniversite-Rennes-2#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L’AMAP, la consommation est soluble dans la solidarité</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/LAMAP-la-consommation-est-soluble-dans-la-solidarite</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>A rennes</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard18/Desaix_amap.JPG&quot; /&gt;Cette histoire prend racine
dans le Japon des années 60. L’agriculture est si intensive que des mères s’inquiètent
pour la santé de leur famille. Elles se regroupent alors et passent un contrat
avec un agriculteur : elles achètent toute sa production à l'avance, l'agriculteur
s'engageant à ne pas utiliser de produits chimiques. Les premiers
&amp;quot;Teikei&amp;quot; sont nés. L'initiative s'est propagée en Suisse avec les
Food guilds, puis aux USA avec les Community Supported Agriculture. C’est après
avoir découvert ceux-ci lors d’un voyage aux Etats-Unis que des agriculteurs varois
créèrent la première AMAP, en avril 2001, avec des membres d'ATTAC Aubagne. Leur
exploitation est toujours en activité aujourd’hui, contrairement à 15 000
(souvent de petite taille) d’entre celles qui existaient alors dans la région.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mode d’emploi&lt;/strong&gt;. Deux
« saisons » rythment l’année : printemps/été et automne/hiver. Les
adhérents paient l’ensemble de leurs paniers au début de chaque saison. L’agriculteur
livre ensuite les paniers à un rythme et sur un lieu convenus ensemble. Ce peut
être une fois par semaine l’hiver, deux l’été, chez un adhérent ou dans une
salle prêtée à l’association… Les adhérents, qui habitent tous le même
quartier, viennent alors chercher leurs paniers. Certains aident à la
distribution. Au cours de la saison, des activités sont organisées sur le lieu
de production afin d’aider l’agriculteur (on en profite pour se former !)
ou tout simplement, passer du bon temps autour d’un pique-nique fermier…&lt;p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une relation solidaire.&lt;/strong&gt; Le
prix du panier n’est pas déterminé par rapport à un prix au kilo ou à la
logique du marché, mais par rapport aux besoins des personnes : le
producteur a besoin d’une somme d’argent pour vivre et assumer les charges
liées à son activité, tandis qu’un certain nombre de personnes a besoin de
légumes (par exemple). Pour trouver le prix du panier, on divise donc la somme
nécessaire à l’agriculteur par le nombre de paniers qu’il fournira. Si les
conditions météo sont défavorables, les paniers seront moins lourds, mais le
producteur ne sera pas en faillite ; si la saison est belle, il peut
s’attendre à transpirer, mais pour les consommateurs, ce sera la corme
d’abondance ! Cette solidarité permet à des agriculteurs bio fragiles de
se maintenir dans un contexte économique peu avenant, ou à d’autres, de
s’installer ou encore d’entamer une reconversion bio, tandis que les
consommateurs y trouvent leur compte en termes de qualité alimentaire et
relationnelle ainsi que de budget.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A nous de jouer…&lt;/strong&gt; La marque
&amp;quot;AMAP&amp;quot; a été déposée par l’association Alliance Provence (Paysans
Ecologistes Consommateurs), mais n’importe qui peut en créer une. En Bretagne,
l’association des AMAP d’Armorique propose des outils efficaces qui transforment
les démarches en véritables parties de plaisir. Objectif officiel : 12
AMAP de plus d’ici juillet. Mais Michel Chabuel, son président, espère en fait
créer un réseau d’une trentaine d’AMAP en Ille-et-Vilaine et souligne que l’on
risque plus un manque de producteurs que de consommateurs… Marie-Claire a été
embauchée au mois de novembre grâce à une aide du Fond Social Européen octroyée
pour 8 mois. Elle a affûté sa pratique lors de la création
d’ « AMAPOUSSE »,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;la
première AMAP de Rennes, située dans le quartier de Maurepas et dont les
statuts ont été déposés le 22 novembre 2007. &lt;em&gt;Le Clébard&lt;/em&gt; guette la germination qui ne manquera pas de se produire
dans d’autres quartiers…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour contacter l’association des
AMAP d’Armorique : &lt;a href=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/mailto:amap.armorique@gmail.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;amap.armorique@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour contacter AMAPOUSSE : &lt;a href=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/mailto:amaprennes@gmail.com&quot;&gt;amaprennes@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/LAMAP-la-consommation-est-soluble-dans-la-solidarite#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Fannytastic, une et/ou multiple !</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Fannytastic-une-et/ou-multiple</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Fannytastic-une-et/../public/Clebard18/Desaix_Fannytastic.JPG&quot; /&gt;Le nouvel album de Fannytastic est l’agréable surprise de cette fin
d’année. D’abord parce que la chanteuse rennaise renouvelle avec brio une
chanson française qui s’endormait quelque peu sur ses lauriers. Et puis, surtout
parce que ses paroles, sa musique et particulièrement sa voix - alternant le
grave et l’aigu avec une maîtrise étonnante -, paraissent bien être la marque
d’une artiste qui devrait bientôt accéder à une reconnaissance nationale. Si ce
n’est déjà fait.&lt;/strong&gt; 
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment es-tu venue à la musique ? Quelle a été ta première
expérience du public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai toujours aimé chanter.
Petite, je chantais Madonna pour mes copines. Mais c’est lorsque je suis venue
étudier à Rennes que le déclic a eu lieu. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En fait, je fréquentais un pub dans
la rue Saint-Malo, le Mc Cartan’s. Anthony, le patron, qui était également
musicien [ndlr : membre du groupe The Churchfitters] m’avait entendu
chanter et il m’a poussé à participer aux bœufs qui avaient lieu dans son bar
chaque dimanche soir. Un jour, je ne sais pas pourquoi, je me suis lancée. J’ai
interprété&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot;&gt; « Diamonds Are
A Girl's Best Friend » de Marilyn Monroe.&lt;/span&gt; Ca a été une révélation
pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est aussi Anthony qui m’a
procuré un accordéon. J’avais fait une dizaine d’années de piano et en
changeant d’instrument, j’ai pu écrire mes chansons. Au piano, je ne me serais
peut-être jamais risquée à composer. Par la suite, j’ai fait un peu la manche
devant des terrasses, à Cancale surtout. Ce n’était pas un exercice très
évident.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;A cette époque, tu commences donc à être Fannytastic ?&lt;/strong&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec Anthony Mc Carthan, on a commencé
à jouer en duo. On s’appelait déjà Fannytastic. Et puis, j’ai commencé à me
produire toute seule. Là, j’ai fait la première partie de la Tordue et j’ai
enregistré un quatre titres qui m’a valu les encouragements de certains
artistes, Thomas Fersen par exemple. En 2001, je suis allée en finale nationale
du tremplin des Jeunes Charrues mais je suis arrivée deuxième. En 2002, j’ai
fait la première partie de Vincent Delerm à la Cigale à Paris. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et puis en 2005, sort ton premier album « La la la ». L’accueil
a été plutôt enthousiaste. On disait que c’était « pop, léger, touchant,
gai et féminin », ça te va toujours ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a deux jours, je l’ai
réécouté. Honnêtement, j’étais un peu tendue. Je ne le renie pas du tout mais
je trouve que j’ai parcouru du chemin depuis. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour l’anecdote : en 2006, tu es lauréate de la fondation
Lagardère. C’est le genre de distinction que l’on traîne comme une
casserole ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un jour, on a reçu un mail, un appel
à candidature pour la bourse de cette fondation. On y a répondu un peu en
rigolant et il se trouve que j’ai été retenue. Dans le jury, il y avait des
gens comme Alain Chamfort et Vladimir Cosma, mais aussi Jean-Louis Brossard
[ndlr : le patron des Transmusicales à Rennes]. Il y a effectivement des
gens qui m’ont dit que je prenais de l’argent à un marchand d’armes. Je le sais
bien et les Lagardère et compagnie sont loin d’être mes poteaux, ce ne sont
vraiment pas des gens que j’apprécie. Mais l’argent, ça dépend ce que tu en
fais. Moi, ça m’a servi à enregistrer « Plusieurs » et c’était ça le
but. Et puis, on peut discuter du caractère propre de cet argent mais affirmer
que l’argent des entreprises privées est plus sale que l’argent du public, ce
n’est peut-être pas forcément vrai. L’Etat français vend aussi des armes. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ton dernier album, « Plusieurs », est la preuve d’une vraie
évolution. Ta voix, particulièrement, a tellement changé qu’à la première
écoute du premier morceau, on a même l’impression que quelqu’un d’autre chante
avec toi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’année dernière, dans le cadre
du Caboulot, un cabaret un peu déjanté à base d’improvisations qui s’est
déroulé pendant trois jours aux Ateliers du Vent, j’ai interprété Mina, un
fantôme avec cette voix grave. Quelques temps auparavant, en essayant
d’enregistrer des chœurs d’hommes, j’avais découvert que j’étais capable de
chanter dans des tonalités très basses. Ca a complètement changé ma façon
d’écrire. Peut-être que c’est aussi arrivé à un moment où je n’étais pas très
bien mais je me suis permis des choses plus sombres, des sentiments comme la
colère ou la tristesse que je n’aurai sans doute pas exprimés avant. L’histoire
de ce fantôme, ça a donné lieu à La Marié, une des chansons de l’album. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ta musique également est plus maîtrisée, plus aboutie. Il y a un retour
du piano et les arrangements sont parfois surprenants.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les musiciens avec qui je joue
[ndlr : Régis Boulard, batteur, Louis Soller, guitare et basse, Daniel
Paboeuf, saxophone, Christian Lechevretel, cuivres] insufflent un côté non
formaté aux musiques que j’écris. Je crois que ce sont eux qui réussissent à
faire décoller mes chansons. D’ailleurs, jusqu’à cet album, l’influence des artistes
que j’aimais, comme Bjork ou Robert Wyatt, par exemple, ne se retrouvaient pas
dans mes compositions. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et l’avenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut qu’on tourne pour faire
vivre Plusieurs. Mais en musique, tout devient compliqué. Il est de plus en
plus difficile d’avoir une maison de disques et d’être distribué. Il y a dix ou
quinze ans, on pouvait avoir une vie de groupe peinarde. Mais maintenant, il
faut faire du chiffre, être rentable. Ce n’est pas forcément une bonne chose
pour la créativité.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fannytastic,
« Plusieurs » (label : Pudding / distributeur : Anticraft)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.fannytastic.fr&quot;&gt;www.fannytastic.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le Prix du livre courtisan 2007 a été attribué à « La Gauche Bécassine » de Laurent JOFFRIN</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/12/22/Le-Prix-du-livre-courtisan-2007-a-ete-attribue-a-La-Gauche-Becassine-de-Laurent-JOFFRIN</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Ici et là</category>
            
    <description>    &lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Clebard18/Desaix_livre_courtisan.JPG&quot; /&gt;Le  jeudi 22 novembre lors d’une
soirée organisée au &lt;strong&gt;bar-librairie &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;La Cour&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; des Miracles&lt;/strong&gt; (18 rue de Penhoët à
Rennes), le Prix du livre courtisan 2007 a été attribué à « La Gauche Bécassine » de Laurent JOFFRIN. 
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce nouveau prix littéraire récompense
l’œuvre la plus complaisante à l’égard des puissants de ce monde. Les livres
chantant les louanges des puissants ou défendant les intérêts économiques et
politiques de ces derniers pullulent au point de former un genre littéraire. Le
prix du livre courtisan a pour vocation de récompenser ceux qui savent le mieux
faire reluire les chaussures des puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Etaient nominés pour l’attribution du prix du
livre courtisan 2007 : &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Catherine NAY
« Un pouvoir nommé désir »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Claude ALLEGRE
« Ma vérité sur la planète »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Laurent JOFFRIN
« La gauche bécassine »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bernard-Henri LEVY
« Ce grand cadavre à la renverse »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Eric BRUNET
« Etre riche, un tabou français »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Organisateurs : La Section
rennaise de l’internationale sardonique et &lt;em&gt;Le
Clébard à sa mémère&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>N°17  Sans-papiers : la chasse est ouverte</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/10/13/N17-Sans-papiers-%3A-la-chasse-est-ouverte</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 18:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Dossier du mois</category>
            
    <description>&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Desaix_Couv17.JPG&quot; /&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les contrôles d'identité s'intensifient et les centres de rétention
fleurissent un peu partout.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Quand bien
même un chiffre annuel de 25 000 expulsions a été fixé comme objectif par
Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux, son ami de 30 ans et récemment ministre de
l'identité nationale, les autorités administratives parlent elles pudiquement &lt;span&gt;  &lt;/span&gt;« d'aide au retour ». On souhaite faire
diminuer les morts sur les routes et tout aussi rationnellement, on veut
augmenter les reconduites à la frontière. Sans complexe. Désormais, on évoque
le terme de rafles, celles qui poussent les étrangers en situation irrégulière
à vivre comme s'ils étaient en cavale. Même les membres des forces de l'ordre
se disent choquées par le développement du « délit de faciès ». A Rennes, comme
partout en France, la chasse aux sans-papiers est désormais ouverte.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans les années 60, la France et
ses grandes industries dépêchaient leurs émissaires dans les anciennes colonies
pour y recruter la main d’œuvre qui faisait défaut sur les chaînes des usines.
Bon an, mal an, la société française s’accommodait de ceux que l’on désignait
comme les « travailleurs immigrés. » Dès la fin des années 70, ils
n’étaient plus que des « immigrés. » En 1980, les édiles de Vitry-sur-Seine,
membres d’un parti se réclamant des travailleurs, faisaient même donner les
bulldozers contre un foyer Sonacotra hébergeant des Maliens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au début de l’été 2007, le
président de la République en personne s’en est allé démontrer aux africains qu’ils
étaient responsables de leur condition. Qu’ils s’en sortent donc eux-mêmes,
mais sans sortir de chez eux, comme les pauvres chez nous invités à créer leur
entreprises pour qu’on n’ait plus à les « assister ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entre temps, de discours
populistes en rodomontades racistes, le Front National a pollué la vie
politique pendant plus de 20 ans et il n'est pas encore mort.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Assurément, il n'a pas dit son dernier mot
puisque ses thèses sur l'immigration, après avoir contaminé tout le corps
politique, structurent toujours le débat. Nous avons ainsi appris par Laurent
Fabius, alors chef du gouvernement, que l'immigration était une bonne question
mais que les réponses apportées par le Front National étaient mauvaises. Nous
avons également découvert que les charters ne transportaient pas que des
touristes en goguette. Un autre Premier ministre a expliqué que la France ne
pouvait pas accueillir toute la misère du monde, avant qu'un futur président ne
fît dans la parabole vulgaire pour s'adresser au travailleur français qui ne
supportait plus le bruit et l'odeur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La législation a accompagné le
verbe dévoyé et s'est durcie, catégorisant, désignant à la vindicte et, in
fine, actualisant la bonne vieille parade du bouc émissaire en période de
vaches maigres. Politique assumée et revendiquée par la droite, avant même
qu'elle ne soit décomplexée. La gauche de gouvernement, quant à elle,
tergiversait, s'enhardissant à réformer les lois Pasqua-Debré pour ne pas avoir
à les abroger. Elle restait et demeure paralysée par le dilemme dans lequel
elle s'est enfermée initialement : l'immigration est un problème et les
réponses apportées par la droite et/ou l'extrême droite sont mauvaises. Ce
faisant elle reste prisonnière d'une problématique créée et entretenue par ses
adversaires, à leur entier bénéfice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De fait, un consensus s'établit
présentant l'immigration comme un problème qui se pose à la société et auquel
il faut remédier coûte que coûte. Hormis à la gauche de la gauche, on ne la
considère pas comme une réalité avec laquelle composer. Et avec laquelle on
compose déjà. Car, par-delà les expulsions médiatiques qui déshonorent une
démocratie par ailleurs portée au pinacle, par-delà les opérations de basse
police et même les rafles, la source ne se tarit pas. En effet, que peut un gouvernement,
quel qu'il soit, face à des femmes et des hommes poussés par une misère sans
nom ? Des femmes et des hommes prêts à mourir de faim dans un contener sur un
cargo, prêts à tenter leur chance dans le train d'atterrissage d'un avion de
ligne, prêts à braver l'océan sur des radeaux de fortune ou à se jeter sur des
barrières de fils barbelés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Face à ces réalités, le discours
paternaliste aux relents racistes adressé par un Sarkozy à « l'homme noir » est
non seulement odieux mais dérisoire. Tout comme la campagne de communication
initiée récemment par le gouvernement espagnol dans les pays de départs pour
tenter de dissuader les candidats à l'exil.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Surtout, ces gesticulations
permettent aux pays riches de fuir leurs responsabilités. Historiquement, leur
prospérité prend sa source dans l'esclavage, puis l'exploitation des peuples
colonisés comme main d'œuvre à bon marché, tandis que leurs ressources
naturelles étaient pillées. Mais s'il ne s'agissait encore que du passé. La
saignée des pays du Tiers Monde se perpétue dans les rapports de domination et
de sujétion. Tant que les pays riches maintiendront dans la misère des
populations entières, ces dernières n'auront comme seul espoir que l'exil. Au
risque d'enfoncer une porte ouverte, il est salutaire de rappeler que ce n'est
pas l'immigration qui constitue un problème, mais la misère matérielle et
morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/10/13/N17-Sans-papiers-%3A-la-chasse-est-ouverte#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Centre de Rétention Administratif : On affiche complet</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/10/13/Centre-de-Retention-Administratif-%3A-On-affiche-complet</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 18:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>A rennes</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Desaix_article-Sans-papiers.JPG&quot; /&gt;Il n’aura pas fallu deux mois pour que les capacités d’accueil du
Centre de Rétention Administratif de Saint-Jacques de la Landes, près de
l’aéroport de Rennes, soient dépassées. Et pourtant, la barre des 25 000
expulsions de sans-papiers par an, affichée par Nicolas Sarkozy et diligemment
relayée par son ministre à l’Identité Nationale, Brice Hortefeux, n’a même pas
été atteinte. Mais le zèle de l’administration française n’est plus à prouver.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’endroit est déjà passablement
glauque mais il serait au milieu d’un paysage de carte postal que ça ne
changerait rien : les alentours du lieu dit Le Reynel où se trouve le
Centre de Rétention Administratif de Saint-Jacques de la Lande sont la dernière
image qu’emportera l’étranger en situation irrégulière qui y passera. L’endroit
qui couvre près de 3000 m²
doit pouvoir héberger une soixantaine de ces candidats forcés au&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;départ, le temps que soit émis un arrêté
préfectoral de reconduite aux frontières (APRF), un coup de pied au cul en
terme administratif. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le CRA de Rennes-Saint-Jacques
est un peu le bébé de Nicolas Sarkozy que notre fameuse ex-préfète Bernadette
Malgorne a porté sur les fonds baptismaux. En 2004, le ministre de l’Intérieur
de l’époque avait en effet&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;promis
« d’ouvrir 300 places [de rétention] supplémentaires sur le
territoire ». La dépositaire de l’autorité de l’Etat en région, la préfète
d’alors, pestait depuis longtemps face aux lenteurs de l’administration.
« Il y a eu une phase de flottement mais je suis montée au créneau »,
déclara-t-elle pourtant lorsque les travaux débutèrent. On sait depuis le
glorieux chemin que lui a ouvert l’accession à l’Elysée de son mentor mais
l’œuvre de Bernie a continué à s’épanouir sans elle. Le 2 août dernier, les
murs sentaient encore la peinture, les jeux de plein air pour les enfants
sentaient encore le neuf et ça commençait à sentir franchement mauvais pour les
étrangers en situation irrégulière, le centre ouvrait ses portes. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon certaines sources proches
du collectif Mali-Montfort qui défend des travailleurs en situation irrégulière
(voir l’article sur les Maliens de Montforts), il y aurait déjà 58 places
d’occupées sur les 60 prévues en tout. Après deux mois d’ouverture, ce chiffre
tiendrait lieu de record si l’on ne devait pas s’inquiéter de l’empressement de
l’administration française à peupler ces lieux. Quant on sait la surpopulation
des prisons de l’hexagone et les drames qu’elle provoque, on imagine aisément
que bientôt on s’apercevra que les centres de rétention, eux aussi, dépassent
leur capacité d’accueil. Le Réseau Education Sans Frontière (RESF) alerte déjà
: samedi 22 septembre, une tentative de suicide a eu lieu (un homme s’est
lacéré un bras) et la veille, un retenu s’est fait la belle. « Certains
membres des forces de l’ordre qui surveillent le centre se sont dis choqués.
Surtout par la présence d’enfants : une petite fille de 9 ans et un garçon de 3
ans sont restés enfermés avec leurs parents. Actuellement, il y a un bébé
roumain de 2 mois...» . Pour le coup, les gendarmes en charge de la garde du
CRA ne seraient pas tellement à l’aise avec leurs nouvelles fonctions.
« Avec eux les relations quotidiennes sont plus agréables», confie même
une avocate du barreau de Rennes spécialisée dans la défense des sans-papiers.
« Ca se passe mieux qu’avec la Police aux Frontières qui nous met constamment
des bâtons dans les roues. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Seuls les avocats et la CIMADE
(Comité intermouvements auprès des évacués), une association qui apporte une
aide juridique aux sans-papiers, sont autorisés à intervenir à l’intérieur du
centre. RESF et le Collectif de soutien aux sans-papiers n’ont pas le droit d’y
pénétrer.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 12 septembre dernier, le
ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du...
Co-développement, le très fidèle Brice Hortefeu s’est exaspéré de voir le
nombre d’expulsions d’étrangers « légèrement en dessous » de
l’objectif des 25000 reconduites à la frontière fixé par Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les centres de rétention
administrative risquent donc de pousser plus vite que des champignons sous la
rosée nocturnes de la fin d’été. Mais il ne faut pas s’en attrister :
quand le bâtiment va, tout va, ma bonne dame !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>OGM : le droit de ne pas savoir</title>
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    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 18:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Ici et là</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est officiel depuis la fin juin, en Ille-et-Vilaine, deux parcelles
de maïs génétiquement modifié ont été semées à Redon et à Hédé. Depuis,
collectifs de citoyens opposés aux OGM et agriculteurs en colère de voir leurs
champs exposés à une possible contamination ont tenté de connaître
l’emplacement exact de ces cultures controversées. Peine perdue. En France, la
législation sur les OGM est peu fertile mais cultive bien le droit de ne pas
savoir.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les élus de la région en sont
restés pantois. Malgré la déclaration d’une Bretagne sans OGM, deux parcelles
de maïs génétiquement modifié de l’industriel semencier Monsanto ont été
cultivées en Ille-et-Vilaine. Une autre parcelle a été déclarée dans le
Morbihan. « Au regard des petites surfaces semées (0,5 et 1,20 hectares), il est
difficile de savoir s’il s’agit d’essais ou bien d’une pure et simple
provocation vu l’opposition massive des consommateurs à voir les OGM débarquer
dans leurs assiettes », s’interroge Maurice, agriculteur. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Essais ou provocation, ce qui est
certain, c’est que depuis cette année, la culture de ce maïs manipulé pour
résister à un insecte nommé pyrale, est devenue tout à fait légale. Le MON810,
est actuellement le seul maïs OGM autorisé à la culture en Europe. Il a été
conçu dans les laboratoires de la firme Monsanto, créatrice du tristement
célèbre agent orange utilisé pendant la guerre du Vietnam et de la gamme de
pesticides Round Up.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jusqu’en 2004, le moratoire
européen sur la culture des OGM maintenait un statu quo allant dans le sens des
86% de consommateurs français opposés à la présence d’OGM dans leur
alimentation. La fin du moratoire et la lenteur de la France à traduire les
directives européennes pour encadrer ces cultures aux conséquences encore méconnues,
a laissé le flou le plus total s’installer. Des champs d’OGM ont ainsi fleuri,
dès 2006, dans le sud de la France sans qu’aucune loi ne viennent définir leur
légalité. Ni leur illégalité. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis mars, la donne a changé.
« Plutôt que de mettre le sujet&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;de
la culture des OGM en débat à l’assemblée nationale, le gouvernement a préféré
opter pour la parution de trois décrets autorisant leur culture en plein champ,
sapant ainsi le débat démocratique », constate, amer, un membre du
collectif&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;local sans OGM. Le contenu des
décrets est simple : obligation de déclaration du semis auprès des services de
l’Etat et promesse de publier sur Internet une carte indiquant la localisation
de ces parcelles. De fait, la culture du maïs génétiquement modifié est légalisée.
En revanche, rien n’est dit sur les distances d’isolement à respecter pour ne
pas polluer les champs voisins. Si ce n’est le communiqué de presse du
ministère qui « invite » les producteurs à respecter une distance de 50 mètres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fin juin, l’Etat a tenu sa
promesse. La localisation a bien été réalisée, mais à l’échelle des seuls
cantons. Une aberration pour plusieurs maires de communes qui ont participé à
des réunions d’information à Redon et Hédé. « Ils se sentent dépossédés du
droit de savoir si leur village est concerné et sont privés de la possibilité
de répondre à des habitants qui ne soutiennent pas le développement des
cultures d’OGM », expliquent une des organisatrices de ces réunions. Plus
directement concernés, les agriculteurs qui ne souhaitent pas pratiquer une
agriculture génétiquement modifiée sont dans l’incapacité de savoir si leurs
champs risquent ou non une contamination. Chez les agriculteurs bio, qui paient
chaque année pour être contrôlés et certifiés, c’est la colère : « Non seulement,
on nous retire le droit de pratiquer une agriculture indemne d’OGM, mais en
plus, rien n’est prévu dans le cas d’une contamination qui nous ferait perdre
notre certification en AB. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Préservation de la biodiversité
végétale, droit de refuser la présence accidentelle d’OGM dans les cultures,
dans l’alimentation animale et dans les assiettes, les arguments ne manquent
pas chez les opposants aux organismes génétiquement modifiées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis fin juin, les actions
n’ont pas manqué dans le département. Citoyens, agriculteurs et militants se
sont réunis pour agir. Les signatures de pétition pour le retour du moratoire -
tel que l’ont fait l’Allemagne, la Hongrie, l’Autriche, la Grèce, etc - ont
fait florès. Courriers au ministère de l’Agriculture, à la Préfecture de
Région, à la direction régionale de l’Agriculture et des Forêts,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;rencontres dans les directions
départementales pour connaître la localisation exacte de ces champs... Rien n’y
fait. Les réponses se limitent à la parfaite récitation du cadre réglementaire.
Les décrets stipulent que l’information sur les sites se fait au niveau
cantonal. Aucune indication permettant de localiser plus finement ces parcelles
n’a filtré. Une pratique certes bonne pour la vénéneuse rumeur, mais bien
mauvaise pour le droit de savoir si ces OGM rentreront dans la chaîne
alimentaire ou s’ils viendront polluer des parcelles alimentaires voisines.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le débat ne devrait pas manquer
de marquer le Grenelle de l’environnement. Le ministre de l’Agriculture, Michel
Barnier, a laissé entendre qu’une interdiction de vente des semences OGM
n’était pas exclue. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A défaut de savoir si les
amoureux en balade estivale ont batifolé au milieu d’organismes génétiquement
modifiés, le Grenelle aura au moins le mérité de dévoiler au grand jour la
nature du gène Barnier-Borloo. Reste à savoir s’il aura ou non été modifié pour
développer une résistance politique à l’agriculture productiviste !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Ramener les brebis égarées dans le droit chemin&quot;</title>
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    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 18:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Ici et là</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Desaix_fausse-ITW-OF.JPG&quot; /&gt;Savourant sans fausse honte les vapeurs d’un samedi soir joyeusement
festif en lézardant dans les rues, le Clébard s’est retrouvé nez à nez avec un
quidam ressemblant fort à&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;François-Régis
Hutin, qui sortait de la messe... En lui passant une patte autour du cou, il a
éructé quelques questions pour s’éclaircir l’esprit. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dis donc, François-Régis, qu’est-ce que t’as racheté, comme canards,
ces derniers temps ! Mais pourquoi ils ne s’appellent pas tous Ouest-France
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’illusion du choix est utile à
la paix sociale. A partir du moment où les grands groupes contrôlent le contenu
rédactionnel, il n’y a que des avantages à conserver les petits titres. Les
lecteurs se les approprient et s’y identifient plus facilement…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Par contre, les journaux indépendants te sautent pas au cou…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et pourtant, se mettre sous la
coupe d’un grand permet de perdurer : il n’y a qu’à voir ce qui s’est
passé pour Presse Océan, le Maine libre et autres que nous avons rachetés: ils
subsistent ! Et pour cause : le&lt;span&gt; 
&lt;/span&gt;groupe SIPA/Ouest-France est un groupe très pro. C’est déjà&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;un opérateur majeur de presse gratuite
d’information, via SofiOuest. Cette filiale contrôle le groupe Spir (journaux
d’annonces) et est actionnaire du quotidien 20 Minutes ! Le groupe est
présent dans la radio ou les télés locales et la presse hebdomadaire
régionale ! Fin 2007, il devrait réaliser un chiffre d’affaires
stable&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;de 1,12 milliard d’euros !
Ca met du beurre dans les épinards, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Certes… même si, en contrepartie de leur survie, ils font allégeance à
leur seigneur…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais non, il n’en est même pas
question ! Ils sont libres !&lt;span&gt; 
&lt;/span&gt;Comme je disais déjà en 1995, « chaque journal [doit] faire la
meilleure information possible, en choisissant ses sujets, ses orientations,
dans la seule limite du cadre éthique et déontologique de Ouest-France et de la
profession.» C’est comme en politique : les membres du PS qui sont entrés
au gouvernement continuent de choisir leurs orientations politiques… dans le
cadre éthique et déontologique de l’UMP. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais n’est-il pas imprudent de permettre l’expression d’une telle
diversité d’opinions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est préférable si on ne veut
pas entendre fustiger la pensée unique, voire crier à la dictature ! Par
exemple, en 1999, lors d’une tentative de rachat de titres de l’ancien groupe
Hersant, de mauvaises langues m’avaient accusé de vouloir exercer une hégémonie
sur la presse de l’Ouest. Pour calmer le jeu, j’avais alors inventé
l’expression « pluralisme atténué ». Ca c’était un coup de maître. Et
je me suis posé en sauveur de la presse menacée. Après tout, justifier une
prise de pouvoir sur tous les titres concurrents par l’argument de la défense
du pluralisme, c’est aussi candide qu’admirer l’élan démocratique qui permet
l’élection d’un Sarkozy, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Très cher, il est louable que Ouest France se défende d’exercer toute
pression ou censure, mais toute cette pensée divergente chez les journalistes…
On ne peut tout de même pas laisser des précaires faire la pluie et le beau
temps !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a toujours des moyens de
ramener les brebis égarées dans le droit chemin. Comme dirait l’autre : «
Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font ». Les conseils
paternalistes se font parfois très persuasifs et la précarité a cela de bon
qu’elle met du plomb dans la&lt;span&gt;  
&lt;/span&gt;cervelle : un sain dénuement favorise le pragmatisme et aiguillonne
la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il est vrai que le pauvre peuple de France a bien besoin de guides
charismatiques. Encore faut-il que ceux-ci soient bien entourés. Il est donc
compréhensible que les postes à responsabilité soient confiés à des personnes
de confiance (amis ou famille). Mais les mauvaises langues (encore elles...)
parlent alors d’oligarchie…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tsss ! A tous ceux qui se
verront insulter de la sorte, je conseille de citer une de mes réponses inspirées :
« Nous devons nous défendre... Dans cette affaire, nous sommes des
victimes de la faiblesse des autres. Elle nous conduit à une concentration que
nous ne voulions pas... »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais la reconnaissance par la loi de l’indépendance des équipes rédactionnelles
vis-à-vis des propriétaires des entreprises de presse est réclamée par toute la
profession. Pensez-vous que les pouvoirs publics vont pouvoir résister
longtemps…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ecoutez, mon petit, dans pas très
longtemps, ça va être la Toussaint. Si vous avez un brin de jugeote, vous ferez
un article sur les chrysanthèmes, plutôt que sur la liberté de la presse ;
ce qu’attend le peuple, c’est de la proximité !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les Wriggles se la pètent encore !</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/10/13/Les-Wriggles-se-la-petent-encore</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 18:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/Desaix_musique.JPG&quot; /&gt;Putain 10 ans ! Les Wriggles ont pris de la bouteille, le
quintette de vingtenaires s’est transformé en trio de trentenaires. Pour le
reste, la formule est inchangée : des musiciens qui se transforment en
comédiens sur scène (ou inversement), le tout sur fond de chansons drôles,
poétiques, provocatrices, parfois tendres. Profitant de leur passage salle de
la Cité au printemps dernier, Le Clébard est allé voir ces gens qui&lt;span&gt;    &lt;/span&gt;affirment « faire des chansons plus
pour poser des questions que pour donner des réponses ». Ca&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;promet pour&lt;span&gt;   
&lt;/span&gt;l’interview !&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les Wriggles sont passés d’un quintette à un trio ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; Tonio a eu envie de décrocher un moment. Passer à
autre chose, construire sa vie de famille, et aller voir un peu plus vers le
cinoche. Dans la foulée il a été suivi par Franckie. Dans un premier temps on
s’est demandé ce qu’on allait faire : si on continuait ou pas, sous le
même nom ou sous un autre, ensuite on a voulu voir si artistiquement on pouvait
créer quelque chose à trois. Une fois les chansons écrites, on était déjà un
peu plus rassurés. L’idée de séparation était ancienne, mais quand elle est
devenue une réalité, il y a eu une sorte de réflexe de survie. On s’est dit
« on y va » et les choses se sont enchaînées sans traîner.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chris : ça s’est décidé vite
car l’envie de continuer à chanter tous les trois était là. On n’a pas eu
besoin de discuter longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le groupe arrivait sur ses 10 ans. C’était peut-être la fin d’un
cycle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; Oui, on peut d’ailleurs constater qu’on n’a pas été
original dans ce processus-là. Ça arrive en effet assez souvent, qu’au bout de
10 ans, des groupes dont les membres avaient 20 ans au début de l’aventure
aient envie d’arrêter. Il y a plein de facteurs, la vie de famille bien sûr,
mais aussi le fait de passer beaucoup de temps ensemble même si on s’est laissé
des parts de liberté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; Et le facteur que tu trouves dans le placard quand tu
rentres chez toi ça fout les nerfs !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment se gère l’occupation de la scène dans le passage de cinq à
trois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chris :&lt;/strong&gt; En fait, c’est plus délicat pour le public que pour
nous. Car si on avait commencé à trois, personne ne se serait posé cette
question. On aurait occupé la scène comme n’importe quel trio. Là les gens qui
connaissent les Wriggles à cinq se demandent comment on va faire pour remplir
le plateau. En fait ça se fait naturellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; On avait un peu anticipé vu qu’on utilise maintenant
une pédale RC 50 avec laquelle on peut mettre en boucle des guitares afin de
pouvoir évoluer tous les trois sans instrument dans certaines chansons. A cinq,
on pouvait toujours en laisser un ou deux jouer de la guitare pendant que les
autres étaient libres de faire de la mise en scène. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le public vous attendait doublement au tournant : d’abord parce
que vous présentiez un nouveau spectacle et ensuite parce les Wriggles avaient
un nouveau visage. Cela vous a-t-il ajouté une pression supplémentaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chris :&lt;/strong&gt; On est toujours stressé lorsqu’on présente un nouveau
spectacle. Mais tout s’est passé tellement vite que je n’ai pas pensé à tout
ça. Je ne me suis pas posé pour y réfléchir. On avait tellement de travail que
ça nous a évité de nous poser trop de questions.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; On a choisi de faire une première tournée de trois
mois parce qu’on ne voulait pas s’épuiser dedans. On sort de dix ans d’aventure
collective, et on a tous des projets personnels auxquels il fallait donner de
la place. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela dit dès le mois de novembre
on repart pour une tournée de huit mois. Par ailleurs, nous avions la volonté
de construire deux spectacles différents, l’un dédié aux centres culturels et
l’autre aux salles rocks. On aimerait bien faire une tournée des festivals
d’été en 2008 avec un spectacle adapté pour ce genre de scène et d’univers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Wriggles sont à la frontière
de nombreuses disciplines artistiques : musique, chant, théâtre… Comment
définissez-vous ce que vous faites ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; On fait du spectacle musical, de la chanson mise en
scène. On peut tout résumer en parlant des quatre P :
poético-politico-punk-porc.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et l’engagement ? Certains de vos textes sont très politiques…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fredo :&lt;/strong&gt; Nos chansons qui parlent de société ou de politique
sont des réactions. On réagit en chanson par rapport au monde qui nous entoure.
Personnellement, si je n’avais pas croisé la guitare ou l’expression artistique
dans ma vie, avec l’éducation et les parents que j’ai eus, je pense que
j’aurais réagi de façon militante. Je me serais très bien retrouvé dans des
réseaux militants, pourquoi pas monter un journal, pourquoi pas faire partie
d’une ONG… Le hasard a fait que j’ai rencontré la chanson et des potes avec qui
on partage une culture de protestation, de contestation, de critique ; je
suis très à l’aise comme ça et je me sens utile dans la société en réagissant
comme on le fait dans nos spectacles. On peut parler de tout, on a des chansons
sur les CRS, le libre-échange, le charity-business, la théorie du complot…
Notre engagement, c’est aussi que notre spectacle ne soit pas trop cher pour
les gens qui viennent nous voir, même si on est bien conscient que notre
tourneur est un indépendant qui utilise l’argent qu’on lui rapporte pour lancer
de nouveaux artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment expliquez-vous que malgré votre succès, on ne vous entende pas
plus à la radio, qu’on vous voit très peu à la télé ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph :&lt;/strong&gt; Il y a toujours un truc&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;qui cloche. C’est ce que nous laisse entendre
la maison de disque qui essaie de nous placer de temps en temps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fred :&lt;/strong&gt; On vient de l’école du spectacle vivant : chaque
tournée construit la suivante, on recherche la rencontre avec les gens et du
coup on&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;n’a jamais eu besoin de la télé.
On&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;a rencontré ces contraintes-là
récemment en signant avec le label Atmosphériques. On a mis un pied dans
l’industrie du disque, le mec met des sous pour faire un DVD, ça lui coûte du
pognon et du coup il te demande d’être un peu visible pour que les gens sachent
que ton DVD est dans les bacs. Sur ce coup-là on a eu un peu de pression et on
a du se montrer plus ouverts, mais sincèrement les télés elles n’ont pas dit
« oh ouais super on va passer les Wriggles ! ». On a fait France
4 et puis M6.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steph : &lt;/strong&gt;Tout simplement, on n’a peut-être pas la renommée
suffisante pour faire vendre des pubs et donc on n’intéresse pas les télés et
les radios. Ils ne nous considèrent pas comme de gros vendeurs de disques non
plus. Le dernier s’est écoulé à 30000. Ce n’est pas grand-chose pour ces
types-là.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>N°15 Rennes : on t'aime (quand même)..</title>
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    <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 14:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Dossier du mois</category>
            
    <description>&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/clebard15/.cleb_15_s.jpg&quot; /&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les temps sont à la nostalgie, et Rennes n’échappe pas au phénomène du « c’était mieux avant ! ». Des années durant, la capitale
bretonne trônait en tête des classements – certes fumeux – des villes où il fait bon vivre. Elle était associée à sa vitalité économique, ses étudiants, sa
richesse culturelle, sa scène musicale, sa joie de vivre. Depuis quelques années, on évoque davantage les soirées trop arrosées d’une jeunesse qui serait
désoeuvrée, les fermetures d’usines, la montée des prix de l’immobilier et sa conséquence, la crise du logement. Rennes ne serait plus Rennes. Le Clébard est
attristé par certaines évolutions, mais il ne sombre pas dans une sinistrose teintée de mélancolie. Car non seulement il subsiste des îlots de résistance
dans notre ville, mais il s’en crée aussi tout les jours, ou presque. Voici donc un dossier résolument positif, où le Clébard se transforme en guide des
lieux et des gens qui font aimer Rennes.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Pas
facile d’être à l’avant-garde quand on est une ville de province dans la France
jacobine parisiano-centrée. Et pourtant Rennes relève le défi sans problème. Il
y a un an, le gouvernement voulait écraser la jeunesse sous le joug d’un CPE
annonciateur d’une énième régression sociale. La France se demandait si les
jeunes allaient accuser le coup sans moufter comme leurs aînés l’avaient fait
quelques mois plus tôt avec le CNE. Les médias pariaient sur un nouveau succès
en force d’une droite inébranlable transformée en véritable rouleau compresseur
depuis la présidentielle de 2002. Du coup, ça hésitait fort dans les campus. Jusqu’à
ce que la fac de Villejean, à Rennes, se bouge. Grève, manifs, assemblées
générales réunissant des milliers d’étudiants, puis construction d’un village
autogéré place du Parlement, la ville s’est découverte fer de lance d’un
mouvement qui a duré tout le printemps, et réussit ce qu’enseignants,
fonctionnaires, électriciens et gaziers avaient raté : faire reculer un
gouvernement de droite de l’après 2002. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Rennes
à la tête d’un mouvement social d’ampleur nationale, ce n’est pas si fréquent.
Mais ce n’est pas dû au hasard pour autant. Avec son fort contingent d’étudiants,
la capitale bretonne affiche un visage juvénile, dynamique et ardent. Cette
vitalité se retrouve dans beaucoup de secteurs : festif, culturel, associatif
et militant. La richesse du tissu associatif rennais en est une conséquence
indéniable. Bien sûr, le soutien des collectivités locales, et de la
municipalité en particulier, a permis le développement de ce tissu associatif. Comme
dans beaucoup d’autres villes. Mais à Rennes, il existe une kyrielle d’autres
structures, peu ou pas aidées, préférant leur indépendance à une mise sous
perfusion pour subventionnite aigüe. Et c’est souvent de ces structures que les
plus belles surprises arrivent, loin des mondanités des gros festivals où le
tout Rennes aime se pavaner, car c’est là qu’il faut être vu. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Patricia
Loncle, chercheur à l’Ecole Nationale de la Santé Publique, a
mené une enquête sur les jeunes formes de l’engagement associatif rennais. Elle
s’est tout particulièrement intéressée aux associations récentes plutôt
positionnées dans une forme d’alternative aux associations traditionnelles soutenues
(et souvent) téléguidées par la municipalité ou la DRAC (Direction régionale
des affaires culturelles). Lors de cette enquête, elle a relevé quatre
caractéristiques du monde associatif rennais : l’innovation des activités,
l’amitié et la solidarité, la mise en avant de visions
« alternatives » à la société dominante, et un attachement au territoire
de la ville. Lors de son enquête, un militant associatif a ainsi relaté la
création de son association : &lt;em&gt;« On arrivait à la trentaine, on se
retrouvait un peu bloqués dans ce qu’on voulait faire alors que, peut-être, les
générations précédentes avaient réussi à le faire. Il y avait une espèce de
frustration, de prendre part à la construction sociale, à la chose publique au
sens propre du terme. C’était une manière de véhiculer des idées, d’essayer de
faire changer un peu le monde ».&lt;/em&gt; De même, un autre militant explique :&lt;em&gt;
« Je pense que Rennes a de l’avance. J’en sais rien, je dis ça… Peut être
que je fais « ouais, ma ville, c’est la plus belle des
villes ! » mais bon… Oui, je pense qu’on a de la chance. Rennes c’est
une ville qui permet ça. (…) C’est un grand tas d’activistes qui se rejoignent
en disponibilité, affinité ».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Alors
activistes de tous poils, rassurez-vous ! A Rennes, vous trouverez tout
plein de gens comme vous. Ce dossier va vous guider dans votre recherche des
lieux et des initiatives à découvrir. Sachant que la liste ne saurait être
épuisée… Au cours de cette lecture, vous comprendrez que les commerçants ne
sont pas tous poujadistes et vendus au sacro-saint culte de la rentabilité
économique. Des librairies (Planète Io, Alphagraph…), des cafés-concerts (le
1929, Le Sablier, le Mondo Bizarro, le Sablier,…), des bars (Ramon &amp;amp; Pedro,
le Scaramouche…) se battent pour promouvoir de nouveaux talents littéraires ou
musicaux, et véhiculer une autre idée de la culture. Vous verrez aussi que les Rennais
résistent : des collectifs se mobilisent car ils n’acceptent pas que les
écoles deviennent le terrain de chasse de la police aux frontières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est
ça le Rennes qu’on aime... quand même...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Olivier Mellano : la guitare éclectique</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/03/08/Olivier-Mellano-%3A-la-guitare-eclectique</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 14:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/clebard15/Olivier_Mellano.jpg&quot; /&gt;Ce guitariste rennais s'est taillé une solide réputation à
travers des collaborations multiples aux côtés de grands noms de la scène
pop-rock française : Yann Tiersen, Dominique A., Miossec, Francoiz Breut, Bed,
Laëtitia Shériff, etc… Parallèlement, ce compositeur talentueux poursuit des
projets artistiques aussi atypiques que variés. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt;Interpréter à la guitare électrique, une Fender Jazz Master
modèle d’origine, &lt;em&gt;L'Aurore &lt;/em&gt;de Friedrich Wilhelm Murnau, film muet en noir et blanc
datant de 1927, ou &lt;em&gt;Duel&lt;/em&gt; de Spielberg, voilà le genre de défi qu’aime
relever Olivier Mellano. D’un naturel plutôt discret, le musicien reste modeste
sur ses performances : &lt;em&gt;« La première fois que j’ai joué sur l’Aurore,
c’était une commande du Printemps de septembre de Toulouse. Puis quelques mois
plus tard, j’ai récidivé à Rennes au festival Travelling. J’ai remarqué que les
réactions des gens à la sortie étaient assez enthousiastes, cela m’a donné
envie de continuer.»&lt;/em&gt; Le musicien concède toutefois : &lt;em&gt;«Etre seul sur
scène, juste avec une guitare, pendant 1h40, ce n’est pas seulement une
expérience périlleuse, c’est aussi un exercice très physique !»&lt;/em&gt; Se
mettre en danger et explorer de multiples univers,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;l’artiste - qui joue au cascadeur musical a
plus de 35 ans - en fait son credo. Ancien étudiant de la fac de musique de
Rennes, il a fait ses premières gammes avec Venus de Ride, son premier groupe,
et a même créé un label, Rose Selavy. Mais c’est en parcourant les routes de
France aux côtés d’un chanteur breton en devenir, Christophe Miossec, qu’il
parviendra à vivre à plein temps de la musique. &lt;em&gt;« Cette collaboration a duré
près de 3 ans. Ensuite, j’ai voulu développer mes projets personnels.»&lt;/em&gt;
Grâce à un parcours riche en rencontres artistiques, le compositeur-arrangeur,
qui ne manque ni d’idées ni d’envies, a dressé de multiples passerelles entre
les musiques et les hommes. &lt;em&gt;« Ces projets sont avant tout des rencontres
humaines et artistiques. Je fonctionne à l’empathie et j’aime travailler avec
des personnalités au parcours singulier, hors des modes.»&lt;/em&gt; Au sein de
Mobiil, duo créé avec son complice de toujours le batteur Gaël Desbois, il
développe une esthétique électro-pop assez atypique. Avec Bed, le collectif de
Benoît Burello, il surfe sur des sonorités plutôt rock. Avec le rappeur Arm du
groupe Psykick Lyrikah, il distille ses boucles instinctives sur des textes
ciselés et percutants. Il accompagne aussi son ami Dominique A. dans de sa
tournée. Le chanteur nantais au crâne chauve le surnomme «adaptator» pour sa
capacité à se fondre dans un univers musical tout en gardant sa personnalité
artistique. Côté look, toujours très classique, le musicien évolue sur scène
loin des clichés du guitariste rock. Trop nombreuses sont les collaborations et
productions en cours pour toutes les retenir mais Olivier Mellano ne semble pas
craindre la dispersion : &lt;em&gt;«J’aime cette liberté de faire des choses
différentes sinon j’étouffe. Cependant, il m’arrive aussi de refuser certains
projets, même des choses que j’aime.»&lt;/em&gt;. Cet acrobate musicien, qui considère
la guitare électrique &lt;em&gt;«comme un médium pour faire du son»,&lt;/em&gt; possède aussi
des talents de compositeur classique. Il a écrit des pièces pour clavecin et
orgue. Son dernier disque, &lt;em&gt;La chair des anges,&lt;/em&gt; a été enregistré
avec des interprètes de musique baroque et contemporaine, notamment le Quatuor
Debussy… Passer du rock au septième art en faisant un détour par le classique,
inutile de chercher le fil conducteur, le musicien se revendique sans
frontières. Alors, surprenant Olivier Mellano ? Non, juste
éclectique : &lt;em&gt;« J’oubliais, parmi mes projets, j’ai aussi écrit des
pièces musicales imaginaires. J’espère publier ces textes prochainement…» &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ciné-concert : film &lt;em&gt;&lt;span&gt;Buffet
Froid&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; dans le cadre du festival Travelling « La ville la
nuit »,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Le 6 mars à 20:00 au Grand Logis à
Bruz&lt;/span&gt; &lt;span&gt;et le 10 mars à Rennes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListBullet&quot; style=&quot;text-indent: 0cm;&quot;&gt;CD : Olivier Mellano « La Chair des anges »
(Naïve Classique).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Edmond Hervé  : un entretien (presque) imaginaire du Clébard</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/03/08/Edmond-Herve-%3A-un-entretien-presque-imaginaire-du-Clebard</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 14:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>A rennes</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/clebard15/Herve.jpg&quot; /&gt;Un soir de conseil municipal, le Clébard traînait aux abords
de l’Hôtel de Ville lorsqu’il a vu débouler Edmond Hervé, ou un type qui
ressemblait à not’ bon maire, dans un bistrot presque désert. En fin limier, le
Clébard a tapé l’incruste, et posé les questions qui lui trottaient dans la
tête. Le gars avait réponse à tout. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alors Edmond, bientôt la quille ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ouais. Je prépare une chouille d’enfer. J’ai fait les
réserves de cidre doux et de bière sans alcool. On va se mettre minable, j’te
le dis tout de suite. Ce sera au moins ça de pris. Parce que c’était quand même
pas de bol : le week-end où j’annonce mon départ, l’Abbé Pierre casse sa
pipe. Il n’y en avait que pour lui ! Mais c’est vrai qu’il le méritait. On
boira aussi à sa santé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi cette décision de quitter la mairie ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Quand je me promène dans Rennes, je demande aux gens depuis
quand ils habitent dans notre bonne ville. S’ils sont arrivés avant 77, j’ai
l’habitude de les regarder avec un petit sourire de connivence en leur
disant : « alors on partage une histoire en commun ». L’arrivée
de la gauche après des décennies de droite, tu vois ? Depuis quelques
temps, je me suis rendu compte que les gens à qui je peux dire ça ont de plus
en plus de cheveux blancs, ou pas de cheveux du tout. Ça m’a foutu le bourdon.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’était quand même un sacré exploit, ton élection à
seulement 34 ans contre Fréville. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J’ai été aidé par mon physique. A 34 ans, je faisais
beaucoup plus. Ça a dû rassurer les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;En partant, t’as pas peur de laisser un boulevard à la
droite ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais non. En 30 ans de pouvoir, le PS rennais a eu le temps
de tout cadenasser. Les assos, les travailleurs sociaux, les services de la
mairie, on tient tout ! Même les plus staliniens des cocos en crèvent de
jalousie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alors, pas de regrets ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Trente ans à faire la morale à tout le monde en
s’astreignant, pour la cohérence, à un régime de moine copiste, ça finit par
lasser. Mais je garderai de bons souvenirs : le congrès de Rennes du PS,
l’éclate totale ; j’ai adoré jouer à « je te tiens, tu me tiens par
la barbichette » avec la préfète, aussi. Ah, et les bars, les caf’conc’,
qu’est-ce que je me suis marré avec les patrons ! Mais attention, sobriété,
hein, c’était pour les faire fermer les uns après les autres. Et je suis très
fier de mes derniers exploits : faire financer Les Champs Libres par
toutes les communes de l’agglo et virer les Trans’ du centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;On évoque Delaveau pour la succession. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ouais, tant pis pour le renouvellement du paysage politique
local. Daniel était de ma première équipe en 77. C’est pas vraiment un souffle
d’air frais, mais bon, au moins il assurera une transition en douceur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et le Sénat, c’est vrai que tu y penses ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Affirmatif. J’ai un peu peur de la solitude. Je me dis que
la maison de retraite serait une bonne solution. En plus le cadre est
sympa : je pourrais aller donner à manger aux canards du jardin du
Luxembourg. Enfin, si c’est pas interdit par le règlement du parc.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;Inventé par Romain
Durand et Robert Dauphin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/03/08/Edmond-Herve-%3A-un-entretien-presque-imaginaire-du-Clebard#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Second Life : un autre monde impossible ?</title>
    <link>http://www.leclebard.org/index.php/post/2007/03/08/Second-Life-%3A-un-autre-monde-impossible</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 13:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>Ici et là</category>
            
    <description>&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/clebard15/second-life.jpg&quot; /&gt;&lt;p&gt;Second Life est un jeu multi joueurs en ligne. Dans ce monde virtuel créé en
2003 par la société Linden Labs basée à San Francisco, nos doubles numériques,
les avatars, se déplacent, volent et se téléportent sur un territoire
potentiellement infini, la « grid », qui est constitué de multiples
territoires payant.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le slogan de cet univers social persistant : « Your world Your
imagination ». En effet, la nouveauté de Second Life par rapport aux
précédents mondes virtuels en ligne est la possibilité offerte aux résidents de
créer leur propre univers. Les résidents peuvent construire leur maison, gonfler
la plastique de leur avatar... S’il est possible d’accéder au jeu et de s’y
déplacer sans payer, tout n’est pas gratuit ! Pour devenir propriétaire il
faut un compte premium : 10$ par mois. Pour ce tarif vous êtes possesseur
d’une petite parcelle de 512 m² qui vous donne le droit d’utiliser 112 cubes,
cônes ou autres volumes qui serviront à créer vos objets virtuels. Les suivants
seront payants. Second Life est une économie en marge mais bien reliée à
l’économie réelle. Les résidents, 3 500 000 actuellement, possèdent
les droits sur la propriété intellectuelle de leurs créations, ils peuvent donc
les commercialiser à l’intérieur voir à l’extérieur du jeu ! Et sur quelle
valeur repose ce nouvel eldorado ? Sur le Linden ou L$ la monnaie locale.
Le change est d’environ 1$ US pour 270 Linden$ selon LindeX, la bourse de
Second Life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, un tel monde où s’échangent plus d’1 million de $ US chaque jour
ne pouvait laisser indifférents nos requins du monde réel. Après les pionniers
créatifs et avides d’échanges (« sociolize »), affluent les businessmen
et les marketteurs de tout poils à la recherche d’affaires juteuses et de panel
pour tester les produits des grandes marques… Cette agitation attire les médias
qui s’intéressent moins aux enjeux technologique et social de ce deuxième monde
qu’à l’arrivée des grands acteurs du monde réél dans SL. En effet, il ne se
passe pas une semaine sans que soit annoncée l’ouverture d’une ambassade
(Suède), la&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;possibilité de suivre des
cours de droits (Harvard), ou la présentation en exclusivité mondiale de la
nouvelle Toyota (Scion). Pour répondre à cette nouvelle manne d’infos
croustillantes, Reuters vient de créer un bureau virtuel et un correspondant
permanent s’intéressant exclusivement à l’actualité SL ! Evidemment,
bouclant la boucle de cette drôle de chaîne alimentaire qui ressemble de plus
en plus à la vraie life, les partis politiques, comme le FN et le PS, investissent
ce nouvel espace en y ouvrant des bureaux pour bénéficier des retombées
médiatiques. Le clébard qui s’est téléporté sur l’ile de Bretton QG socialiste
sur SL, a demandé au staff du comité 748 (les membres gardent leur &lt;span&gt; &lt;/span&gt;identitée secrète) l’intérêt d’être présent
dans ce monde virtuel essentiellement composé d’anglophone (13% de français) et
technophile. C’est pour paraître moderne, assurer le plan média ? &lt;span&gt; &lt;/span&gt;Stéphane Deschanel, l’avatar qui nous reçoit, dément :
&lt;span&gt; &lt;/span&gt;« Il est vrai que certains accusent Ségolène
Royal d'avoir voulu faire un coup de pub, un coup marketing, de suivre la
mode... Il faut préciser que cette initiative est celle de militants
socialistes, par la suite, elle a reçu le soutien amical de Ségolène, qui a
apprécié ». Pourtant, l’achat de l’ile, la construction d’un ensemble aux
normes hautes qualités environnementales, et l’inauguration par Ségolène de ce
748&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; comité désir d’avenir dans une video diffusée sur
DailyMotion, semble à l’évidence porter la marque de conseil en marketing. Si
le but avoué est de rencontrer l’électorat, de « libérer la parole »,
de « rapprocher la politique du citoyen », le pari sera difficile à
tenir : dans un lieu où chacun est caché derrière son avatar lors de
conversations endiablées en langage SMS, difficile d’entendre des propositions
audibles et exploitables… &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Correspondants de nuit : le vernis municipal craque</title>
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    <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 13:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laguérite</dc:creator>
        <category>A rennes</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.leclebard.org/public/clebard15/Correspondants.jpg&quot; /&gt;Rien ne va plus entre les 14
Correspondants De Nuit rennais et Optima, l’association qui les emploie. A
l’instar de leurs collègues de Nantes, ils sont en débrayage depuis le 22
janvier. &lt;em&gt;« Normalement on commence
le service à 19h 30 environ, après une demi-heure de briefing. Là on débraye de
19h à 19h59 »&lt;/em&gt; expliquent Hélène et Romain. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le conflit avec la direction ne
date pas d’hier. Déjà en 2005 les négociations sur les horaires et les
conditions de travail des CDN s’étaient soldées par la démission du CE devant
l’autisme de cette dernière.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis, le dialogue entre la
direction et les correspondants plutôt démotivés n’a guère progressé. Cet été, les
tranches horaires d’intervention des Correspondants de nuit ont été modifiées.
Avant le service commençait à 20h45 et finissait à 3Hh45, ce qui leur
permettait de profiter de leur famille avant d’aller au boulot. C’était déjà
ça. Difficile maintenant pour Hélène de dîner avec son compagnon et son petit
garçon avant de prendre le service. Le plus rageant est que la direction a pris
cette décision de façon unilatérale. De la part d’une association dont le rôle
est d’être &lt;em&gt;« à votre écoute pour une
meilleure qualité de vie »&lt;/em&gt;, ça laisse songeur…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La direction d’Optima recentre
toujours les négociations sur le nombre d’heures