Les Wriggles se la pètent encore !
Par Laguérite le samedi 13 octobre 2007, 18:37 - Musique - Lien permanent
Putain 10 ans ! Les Wriggles ont pris de la bouteille, le
quintette de vingtenaires s’est transformé en trio de trentenaires. Pour le
reste, la formule est inchangée : des musiciens qui se transforment en
comédiens sur scène (ou inversement), le tout sur fond de chansons drôles,
poétiques, provocatrices, parfois tendres. Profitant de leur passage salle de
la Cité au printemps dernier, Le Clébard est allé voir ces gens qui affirment « faire des chansons plus
pour poser des questions que pour donner des réponses ». Ca promet pour
l’interview !
Pourquoi les Wriggles sont passés d’un quintette à un trio ?
Steph : Tonio a eu envie de décrocher un moment. Passer à autre chose, construire sa vie de famille, et aller voir un peu plus vers le cinoche. Dans la foulée il a été suivi par Franckie. Dans un premier temps on s’est demandé ce qu’on allait faire : si on continuait ou pas, sous le même nom ou sous un autre, ensuite on a voulu voir si artistiquement on pouvait créer quelque chose à trois. Une fois les chansons écrites, on était déjà un peu plus rassurés. L’idée de séparation était ancienne, mais quand elle est devenue une réalité, il y a eu une sorte de réflexe de survie. On s’est dit « on y va » et les choses se sont enchaînées sans traîner.
Chris : ça s’est décidé vite car l’envie de continuer à chanter tous les trois était là. On n’a pas eu besoin de discuter longtemps.
Le groupe arrivait sur ses 10 ans. C’était peut-être la fin d’un cycle ?
Fredo : Oui, on peut d’ailleurs constater qu’on n’a pas été original dans ce processus-là. Ça arrive en effet assez souvent, qu’au bout de 10 ans, des groupes dont les membres avaient 20 ans au début de l’aventure aient envie d’arrêter. Il y a plein de facteurs, la vie de famille bien sûr, mais aussi le fait de passer beaucoup de temps ensemble même si on s’est laissé des parts de liberté.
Steph : Et le facteur que tu trouves dans le placard quand tu rentres chez toi ça fout les nerfs !
Comment se gère l’occupation de la scène dans le passage de cinq à trois ?
Chris : En fait, c’est plus délicat pour le public que pour nous. Car si on avait commencé à trois, personne ne se serait posé cette question. On aurait occupé la scène comme n’importe quel trio. Là les gens qui connaissent les Wriggles à cinq se demandent comment on va faire pour remplir le plateau. En fait ça se fait naturellement.
Fredo : On avait un peu anticipé vu qu’on utilise maintenant une pédale RC 50 avec laquelle on peut mettre en boucle des guitares afin de pouvoir évoluer tous les trois sans instrument dans certaines chansons. A cinq, on pouvait toujours en laisser un ou deux jouer de la guitare pendant que les autres étaient libres de faire de la mise en scène.
Le public vous attendait doublement au tournant : d’abord parce que vous présentiez un nouveau spectacle et ensuite parce les Wriggles avaient un nouveau visage. Cela vous a-t-il ajouté une pression supplémentaire ?
Chris : On est toujours stressé lorsqu’on présente un nouveau spectacle. Mais tout s’est passé tellement vite que je n’ai pas pensé à tout ça. Je ne me suis pas posé pour y réfléchir. On avait tellement de travail que ça nous a évité de nous poser trop de questions.
Fredo : On a choisi de faire une première tournée de trois mois parce qu’on ne voulait pas s’épuiser dedans. On sort de dix ans d’aventure collective, et on a tous des projets personnels auxquels il fallait donner de la place.
Cela dit dès le mois de novembre on repart pour une tournée de huit mois. Par ailleurs, nous avions la volonté de construire deux spectacles différents, l’un dédié aux centres culturels et l’autre aux salles rocks. On aimerait bien faire une tournée des festivals d’été en 2008 avec un spectacle adapté pour ce genre de scène et d’univers.
Les Wriggles sont à la frontière de nombreuses disciplines artistiques : musique, chant, théâtre… Comment définissez-vous ce que vous faites ?
Steph : On fait du spectacle musical, de la chanson mise en scène. On peut tout résumer en parlant des quatre P : poético-politico-punk-porc.
Et l’engagement ? Certains de vos textes sont très politiques…
Fredo : Nos chansons qui parlent de société ou de politique sont des réactions. On réagit en chanson par rapport au monde qui nous entoure. Personnellement, si je n’avais pas croisé la guitare ou l’expression artistique dans ma vie, avec l’éducation et les parents que j’ai eus, je pense que j’aurais réagi de façon militante. Je me serais très bien retrouvé dans des réseaux militants, pourquoi pas monter un journal, pourquoi pas faire partie d’une ONG… Le hasard a fait que j’ai rencontré la chanson et des potes avec qui on partage une culture de protestation, de contestation, de critique ; je suis très à l’aise comme ça et je me sens utile dans la société en réagissant comme on le fait dans nos spectacles. On peut parler de tout, on a des chansons sur les CRS, le libre-échange, le charity-business, la théorie du complot… Notre engagement, c’est aussi que notre spectacle ne soit pas trop cher pour les gens qui viennent nous voir, même si on est bien conscient que notre tourneur est un indépendant qui utilise l’argent qu’on lui rapporte pour lancer de nouveaux artistes.
Comment expliquez-vous que malgré votre succès, on ne vous entende pas plus à la radio, qu’on vous voit très peu à la télé ?
Steph : Il y a toujours un truc qui cloche. C’est ce que nous laisse entendre la maison de disque qui essaie de nous placer de temps en temps.
Fred : On vient de l’école du spectacle vivant : chaque tournée construit la suivante, on recherche la rencontre avec les gens et du coup on n’a jamais eu besoin de la télé. On a rencontré ces contraintes-là récemment en signant avec le label Atmosphériques. On a mis un pied dans l’industrie du disque, le mec met des sous pour faire un DVD, ça lui coûte du pognon et du coup il te demande d’être un peu visible pour que les gens sachent que ton DVD est dans les bacs. Sur ce coup-là on a eu un peu de pression et on a du se montrer plus ouverts, mais sincèrement les télés elles n’ont pas dit « oh ouais super on va passer les Wriggles ! ». On a fait France 4 et puis M6.
Steph : Tout simplement, on n’a peut-être pas la renommée suffisante pour faire vendre des pubs et donc on n’intéresse pas les télés et les radios. Ils ne nous considèrent pas comme de gros vendeurs de disques non plus. Le dernier s’est écoulé à 30000. Ce n’est pas grand-chose pour ces types-là.

Commentaires
gloire o wriggles a noof et a volo
préssé dlé voir en concert!!
Ben effectivement, moi je n'étais pas au courrant du tout de la séparation et en en voyant 3 sur scène je me suis poser des questions...
Le fait que les concerts ne soient pas cher fait leur succès, je n'y serais peut-être pas allé... celà dit je ne regrette pas dutout, j'ai passer un très bon moment!
Ils ont vraiment du talent, que ce soit à 5 ou à 3.
moi je les ai vu à 5 et à 3 sur scène ils déchirent toujours autant!!!! d'ailleurs ils passent à montpellier en mars par ici le concert !!!!!!!!!
merci pour toutes les infos!!!
le groupe qui a changer mon raport a la musique. grace au wriggles j ai compris ce que c etait qu une drogue . ces mec m on envoutes et je suis dependant de leur musique. cette sensation je la retrouve aussi chez volo . cet univers est mon univers